CHAPITRE V
J I. Le héros et le monstre. — Le trésor caché, prix de la victoire. — Le poème anglo-saxon de Beowulf. — Le comte Beowulf, guerrier angle, vassal d'un roi danois Hrothgar, abat le géant Grendel, poursuit dans l'abîme et combat corps à corps la terrible femme de mer, — Il règne cinquante ans sur les Angles, — Apprenant qu'un dragon, gardien d'un trésor, désolait le pays, il pénètre dans la caverne embrasée par l'haleine du monstre, triomphe après une lutte desespérée, découvre et donne à son peuple les richesses immenses accumulées dans le gouffre et meurt de ses blessures empoisonnées, i«i
f 2. Les Nibelungen dans l'Edda de Saemund. — Sigurd et le dragon Fafiair. — Dans le trésor amassé par Loki, Sigurd trouve le casque d'agir, qui rend invisible. — Caractère mythique de la Walkùre Brunhild ou Sigurfrida, endormie par Odin. — Funérailles des deux amants, qui, de leurs bûchers, s'envolent à la vie éternelle ia8
g 3. Les Nibeluuffen souabcs ^xri* siècle) laissent de côté, sans
les ignorer, les aventures mythiques de Sig^urd et de Brunhild. C'est une épopée franco-burgunde dans laquelle viennent se fondre des souvenirs historiques du v« siècle, étrangement défigurés. — Sîfrît et Grimhild. — Gunther et Brunhild. — Meurtre de Sîfrît. — : Grimhild épouse Attila, Etzel, empereur des Germains, ami et protecteur de Dietrich de Bern (Théodoric de Vérone). — Elle attire à sa cour les princes burgundes assassins de Sîfrît. — Épouvantables tueries. — Mélange cur'eux d'inconscience morale et de sentiments dits chevaleresques. — Vue d'ensemble i36