ACTE II , SCèNE VI
AGKIPPINE.
Tu ne prévois donc pas où pourra s'arrêter
Le feu qu'autour de nous>je vois près 'd'éclater?
Quand de la discipline y en son aveugle rage ^
L'armée ose abjurer l'ijonorable esclavage j
Quand sa rébellion méconnaît une fois
La dignité des chefs, la sainteté des lois ,
A l'erreur qui l'égaré , et tôt ou tard l'obsède ^
La seule lassitude est souvent le remède ;
Mais avant qu'à ce joug, qu'il crut pouvoir chàiiger.
Le soldat de lui-même accourre se ranger y
Avant que de remords sa faute soit suivie >
Que de forfaits autant signalé sa furie!
Elle éclate ; ces cris^ d'ici même entendus ,
Ces ci^ des révoltés en nos murs répandus ; ^
Ce £er , qui sans moti ordre en leurs mains étincelle ^
Tout noua en avertit; tout ici me rappelle
Ces jours de.çang, ces jours.oule Rbin suc ses bords
Vit mes anciens soldats , par de pareils transports ^
Armer contre eux des camps la justice inflexible.
AGRIPPINE
L'outrage , la vengeance , hélas ! tout fut terrible, Dans ces jours de révolte et d'opprobre et d'horreur, Où , dans le repentir retrouvant sa fureur , Le rebelle entraînait le rebelle £^u supplice ^ Et se faisait bourreau pour n'être pas complice !
Cesse donc d'ajouter , aux trop nombreux touïmeos Qui déchirent mon coeur en ces af{reux momens ^
|o GEBJMANICUS,
Les craintes <ju'ea ces lieux me donne ta présence. J'ai besoin, tu le vois, de^ toute ma constance. Si tu Yeux me la rendre « ayant tout sauTe-moi Du malheur de trembler pour nos enfans , pour toîj Et , loin de ces remparts où mon amour t'exile y Hors du monde Romain va diercher un asile.
aorippAe,
Moi fuir ! En quels climats irais-je demander L'asile qu^ton camp ne peut plus m'accorder ? De ses armes partout Rome a porté Toutrage ; Et y tu le sais trop bien ^ l'univers se partage Entre un peupla vainqueur ennemi des Humains y Et cent peuples vaincus emiemis des Romains.
N'avons-nous pas à craindre ^ en ces périUextrêmes» Les ennemis de Rome et les Romains eux-mêmes ?
* iMsanfLiLKxcafi. . ^
Ya, les Roimauis eox seuls «ont%ios 'vrms eiu^emis. Mais loin d'aux un nsiie à ta fuite est prooods. L'Avménie à ma voix déjà ^ le prépare.
iSon xDi.«..«
Te confier à la foi d'un barbare, Quand tu te vois' trahi par tas propre, soldats ! *
obAmanzcus.
Les barbaTe8>dçi^ xhoins né sont pas des Ingrats* Le fils de Polén^ tient de moi sa puissance^ Et nous pouvons compta aur sa reconnaissance*
Les peuples et les rcâs en ont-ils , cher époux ï Ya , n'attendons rien d'eux et n^ei^érons qu'en nous*
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