ACTE II, SCÈNE VI. 3^i
OERMAKICUS. - f •
C'est ê tre même in j aste eiiy ers l'âge o^ vuçiw sommes^ Que de douter ainsi du cœur de tons le^ hommes. Pars sans plus différer.
* i^QÏ j moi ! tr'aUtndonner.
Je le veux.
Je xte puiis. • ^
GÉRMAKICUS.
Paut-il te Tordottûer ?
"Fai-je donné le droit ^ par mon uidifiFérence , De compter aujourd'hui sur mon ol^ëissanceî
C'est ton amov lip seul qna j'iiipplpre*
Cruel!
Au nom de oet amour .^Ipi^g^temps mutuel^ Cesse de m'imposerais devoir ^i pénible ^ Un devoir que ton cœur trouverait impossible. Méconnais*tu mes droiits ? de l'hymen je les tiens* Ces droits seraiènt-ils donc moins sacrés que les tiens? Tu ne le croyais p£^ dans les jours de ta gloire. Je leur ai dA ma place en ton char de victoire j Je leur ai dû ma part dans les nombreux bienfaits Dont la faveur d'Auguste a payé tes succès ; Dans les périls qu'aSronte aujourd'hui toncourage^ Comme dans to^ bonhei^ri tu leur dois un partage.
Sa GERMANICUS»
Je l'exige. Ah ! je vois ton grand cœur se troubler; Quand tu trembles pour moi,pour toi je puis trembler. Par pitié pour Teffroi qui de mon cœur s'empare , Entre tous les malbeurs que ce jour me prépare , Accorde-mbi du moins la laveur de choisir.
Ah ! même entre tes bras dût la mort me saisir , Ne me les ferme pas ^ barbare^ ! je préfère La mort qui sous tes yeux finirait ma misère ' ^ A ce funeste exil^ qù j'irais achever Desjours que tu proscris en voulant 1^ sauver. Je ne te quitte pas ; dusse- je être importunie y Je ne te quitte pas y partout où ta fortune , Partout où le pouvoir enchaînera tes pas.
En exil y à la mort, je ne te quitte pas. Même au milieu des rangs où ton impatience Va braver la révolte et punir la licence , .
Je suivrai mon époux ; l'épouse de Pison Peut-être en ce moment y sert la trahisem; - J'y servirai l'honneur ; la vertu qui m'anime K'aura pas moins d'audace aujourd'hui que le crime» Marchons, si tu m'en crois; marchons, dis-je.
Un moment* ^ Pourquoi t'abandonner à tant d'emportement ?
Crains d'imiter Plancine en son délire extrême , Et redoute l'excès jusqu^n la vertu même.
Que Plancine , oubliant cette timidité Qui sied à lafaiblesse ainsi qu'à la beauté , Dégouille de son sexe et la force et la grâoe , i Et courre aux yeux d'un camp étaler son audace > Soit; mais que , sans mépris toi qui-nè peuxiaivâir>