ACTE V , SCÈNE II
»Qu'attenâs-tu? le poison, là coupe est sous tâmaîn.3» Ces mots avaient laissé mon courage incertain; Mais tandis qu'^i moi*même encor je délibère y Je ne sais quelle Voix me dit : Pende à Tibère.
PLANCINE.
Trop salutaire avis l qui peut Ta voir donné ?
PISON
D'esclaves , de soldats , de peuple environné , Mes regards vainement ont silr chaque visage De quelqu'émotion cherché le témoignage.
Je n'ai pu discerner , parmi tant d'inconnus ^ Celui dont les avis jusqu'à moi sont venus; Avis qui m'ont sauvé de ma faiblesse extrême y Et me semblaient donnés par Tibère lui-même;
. PLANCINE.
De Tibère sans doute il était émané
L'avis mystérieux qui t'a déterminé.
Goûtons , mon digne époux , goûtons d'intelligence
Les plaisirs de l'orgueil et ceux de la vengeance j
Etquelquegtandsqu'ils soient, songe que cet instant
Te livre un prix moins beau que celui qui t'attend.
Songe que , de faveurs t'accablant sans mesure ,
Tibère te paîra bientôt avec usure
Toutce qu'il doit au sort, qui pour lui, j'en conviens,
Fit tout en rattachant ses intérêts aux tiens.
PISON
Je le crois; cependant déguisons notre joie.
Accueillons le bonheur que le sort nous envoie ^ Sans contrainte , Flancine , et sans empressement. Tous deux nous trahiraient.
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^4 GBRMAMIGUS.
Tel est mon sentiment ^ Pison $ mais la terreur est surtout indiscrète ; Desgrands secrets du cœur le trouUeestrinterprète.
yisoN.
Crois f puisqu'à t'obéir j'ai pu iné décider y Crois que rien désormais ne peut m'intimider;