SCENE IL
PLANaNE , PISON,
PISON
C'en est (ait : j'ai rempli tes Tœux et mon dessein.
PLANCINB.
Germanicus est mort ?
PISON
Il se meurt. Dans son sein y La coupe ^ qu'attestait sa clémence parjure j > La coupe en ce moment yenge ^ avec notre inj ure y Tous les maux que son cœur nous avait préparés. De fleurs y de pourpre y d'or^ les lits étaient paréa. Le prince auprès de lui m'invite à prendre place^ Plancine y en ce moment ^ je ne sais quelle grâce Tempérait de son front la noble austérité y Prêtait à ses discours ce ton de vérité Qui séduirait^ crois-moi^ le cœur le plus farouche. Ce nom d'ami > surtout ^ que m'adressait ^a1x)uclie^ Faisait déjà revivre en mon cœur désarmé Le scrupule insensé qui l'avait alarmé ; Je tremblais^ comme on tremble au bord du préci pice •
C // montre un billets ) Quand je reçois ces mots : cc\oici l'iùstant propice* f» Profite du tumulte y excité par mes soins^ p Qui détourne de toi les regards àes témoins. (Le désordre en effet troublait alors la fête.) » Préviens par un grand coup le coup que l'ori t'apprê te.