SCENE VII ET DEfthliRB
LES PRÉCÉDENS, SÉJAN, revêtu de la pourpre, accompagné de Licteurj, et danj tout l'appareil aupoupoir.
PISON
Favi)ri de César*,, parlez j faites çoiXiiaître
Les ordres souverains de Voti^e^ augwtc maître^'
Qu'on arrête Pîsôîi.
IPISON.
Moi!
Traître eùvers TEtat , De ses lâches complots il doit compté au sénat. . Qu'il parte ; et rous, Romains, songez qu'en cesmurailles
L'héritier de ïibère attend des funérailles*
FISOK.
Qu'ai-je entendttt. vGrands dieuit!; ♦ Je sms trompé, trahi ! Se j an , mon crime iôst grand , Tibèt^ «st obéi. , . J'échapperai du moiûs au^ âfiremtss ^li'îliÀ'appréte. Dieux l •« ^ je suià dëia!rmé !
«o CERMANICtJS,
VLAKCVSf présentant Jon épée en détournant la tête»
Tenez ^ mon père.
PLANCiNE ( retenant Marcu4. ) (à PiÉon.) Arrête.
A ses conseils encore oses-ta te fier?
Quels moyens t'oflfre-t-il de te justifier?
Celui qu'un malheureux promis aux gémonies Prendrait pour échapper à tant d*ignomimés.
Le poignard à la main , te sauver chez les morts ^ C'est prouver ta vertu bien moins que tes remords. Nous^ des remords ! Pison^Ioin que j'en sois atteinte^ Je ne connais pas plus les remords que la crainte. Quelque juge ^ après tout^ qu'on puisse nous donner ^
( Séjan. ) Fut-ce lui 9 sa rigueur nous doit*eUe ëtonner ! Le sénat est encor plus facile à confondre»
S'il t'ose interroger I ne crains pas de répondre, Et bientôt tu verras tant de sév:éri|é ' ;
Se changer en terreur, devant la vérité.
fiien plus , si la fureur du parti qui t'opprime Parmi tant de hauts faits croyait trouver un crimey Fût-il prouvé y Romain , songe qu'un attentat Que t'aurait commandé le. salut de l'état ^ I Doit conduire au triomphe et non pas au supplice i Et qu'enfin César ^nême est ton premier complice^ AGRIFFINE. A ced motJ elle perce la foule qui Veri-
çironne ; on voit le corpj du prince.
L'^-je bien enlejldu?; Monstre d*îniquité ! * o Quoi ! vous osez compter sur quelqu'impunité ! ] Tremblez ! je vis encore ; et ce denier outrage, . Avec le sentiment m'a r<endu mon çoutagç.