‹ Germanicus: tragédie en cinq actes et en versChapitre 61 sur 62 · SCENE VII ET DEfthliRB · texte numérisé non relu

SCENE VII ET DEfthliRB

LES PRÉCÉDENS, SÉJAN, revêtu de la pourpre, accompagné de Licteurj, et danj tout l'appareil aupoupoir.

PISON

Favi)ri de César*,, parlez j faites çoiXiiaître

Les ordres souverains de Voti^e^ augwtc maître^'

Qu'on arrête Pîsôîi.

IPISON.

Moi!

Traître eùvers TEtat , De ses lâches complots il doit compté au sénat. . Qu'il parte ; et rous, Romains, songez qu'en cesmurailles

L'héritier de ïibère attend des funérailles*

FISOK.

Qu'ai-je entendttt. vGrands dieuit!; ♦ Je sms trompé, trahi ! Se j an , mon crime iôst grand , Tibèt^ «st obéi. , . J'échapperai du moiûs au^ âfiremtss ^li'îliÀ'appréte. Dieux l •« ^ je suià dëia!rmé !

«o CERMANICtJS,

VLAKCVSf présentant Jon épée en détournant la tête»

Tenez ^ mon père.

PLANCiNE ( retenant Marcu4. ) (à PiÉon.) Arrête.

A ses conseils encore oses-ta te fier?

Quels moyens t'oflfre-t-il de te justifier?

Celui qu'un malheureux promis aux gémonies Prendrait pour échapper à tant d*ignomimés.

Le poignard à la main , te sauver chez les morts ^ C'est prouver ta vertu bien moins que tes remords. Nous^ des remords ! Pison^Ioin que j'en sois atteinte^ Je ne connais pas plus les remords que la crainte. Quelque juge ^ après tout^ qu'on puisse nous donner ^

( Séjan. ) Fut-ce lui 9 sa rigueur nous doit*eUe ëtonner ! Le sénat est encor plus facile à confondre»

S'il t'ose interroger I ne crains pas de répondre, Et bientôt tu verras tant de sév:éri|é ' ;

Se changer en terreur, devant la vérité.

fiien plus , si la fureur du parti qui t'opprime Parmi tant de hauts faits croyait trouver un crimey Fût-il prouvé y Romain , songe qu'un attentat Que t'aurait commandé le. salut de l'état ^ I Doit conduire au triomphe et non pas au supplice i Et qu'enfin César ^nême est ton premier complice^ AGRIFFINE. A ced motJ elle perce la foule qui Veri-

çironne ; on voit le corpj du prince.

L'^-je bien enlejldu?; Monstre d*îniquité ! * o Quoi ! vous osez compter sur quelqu'impunité ! ] Tremblez ! je vis encore ; et ce denier outrage, . Avec le sentiment m'a r<endu mon çoutagç.

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