ACTE I , SCÈNE I
Tout devrait de Tibère apaiser la terreur.
Daus ses craintes tout doit affermir Fempereur. On craint , quand on coI^laît le peuple et ses caprices ^ Les vertus d'un rival tout autant que ses vices. Tibère ainsi le pense.
r^ . SENTIUS.
^ Et qu'a-t-il résolu ?
SÉJAN
De ne plus partager le pouvoir absolu ;
De régner en Asie ainsi qu'il règne à Rome j
De réprimer Pison , de réprimer tout honune
Qui pourrait , s'il le veut , contre son souverain
Lever impunément une insolente main ;
De gouverner par vous cette vaste province.
SENTXirS.
César auprès de lui rappelle donc le prince ?
8BJAN.
Le prince eàt plus à craindre à Rome encor qu'ici . Il n'j feutrera pas*
8£IfTIirS.
S'il en doit être ainsi y S'il est dans ces climats relégué par Tibère , Quelle est l'autorité que César me confère î
Celle qu'un téméraire exerça trop long- temps j Celle qu'il doit garder tant qu*il vivra.
SBNTItJS.
J'aitends.:
SSJAK,
On ouvre.
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IPW I .!■
« GERMANICTJS.
S£NTIUS«
Vers ces lieux Germanicus s*avance,
SÉJAN
Je ne dois pas encor paraître en sa présence. Puisque yousm'entende^, seigneur^noussaurons biça B^enouer avant peu cet utile entretien.
{Il dort. y