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SON AMOUR DU TRAVAIL

« Tu as l'air de faire cuire des œufs l ! »

Sa volonté dominait cette impatience, si bien qu'au lieu d'en souffrir, il en tirait avantage. Il lui dut la variété comme l'abondance de sa production.

Travailler! telle était sa raison de vivre, son bonheur. Travailler en toute sincérité, dans la passion d'exprimer sans faiblesse sa pensée, sa vision2.

Son gendre, Guillaume Breton, me contait les repas de Bougival, quand le maître descendait de son atelier, envahissait la salle à manger avec la mine pressée d'un voyageur d'express dans un buffet de gare, s'asseyait, criait, appelait tout son monde, exigeait tous les plats à la fois, bousculait le service, mangeait, buvait sans respirer et disparaissait en courant, comme si, là-haut, sa palette et sa toile l'eussent attendu à heure fixe, prêtes à partir sans lui !

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