‹ GérômeChapitre 63 sur 126 · Hamon, par Hoffmann · texte numérisé non relu

Hamon, par Hoffmann

RUE DE FLEVRUS 91

prendre la forme écrite et peuvent sembler des puérilités presque innocentes. Que les gens sérieux soulèvent les épaules ; il n'en est pas moins vrai que la gaîté dans les moindres actes de la vie donne l'entrain et le courage.

« Nous étions gais, disait Gérôme. Nous étions de vrais gamins, mais des gens de bonne volonté... Et puis, nous croyions à quelque chose ; nous croyions même à tout ! Nous avions, je dois le dire, beaucoup de respect pour nos maîtres * ! . . . »

L'esprit de moquerie, d'ironie et de doute qui sévit aujourd'hui dans les ateliers, aussi bien parmi les artistes âgés que parmi les plus jeunes, n'existait pas encore. On ne se targuait point de tout juger ; de tout condamner ; de tout renverser. Le rôle digne d'un artiste n'est-il pas d'admirer! N'est-ce pas dans l'enthousiasme qu'il puise l'ardeur nécessaire à la lutte !

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