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CHAPITRE V

Bibliographie des œuvres de Geulincx.

QUAESTIONES QUODLIBETICAE. PREMIÈRE ÉDITION.

Àrnoldi Geulincx Antverpiensis Philosophiae Doctoris, Ejusdemque Lovanii in Paedagogio Lilii Professons Academici, Quaestiones Quodlibeticae In utramque partem disputât», Habitae Lovanii in Schola Artium diebus Satumalium anno 1652.

(Armoiries de Geulincx avec la devise : Serio et Candide).

Antverpiae, apud viduam Joannis Cnobbari, Anno 1653.

Gr. in-40, 63 pp. Il y a en tout 28 Quaestiones, qui sont précédées du discours prononcé à Touverture des Quaestiones quodlibeticœ, le 24 dec. 1652, et qui est intitulé : Actio in seductores genios, Pantomimum praecipue, Mangonem et Dogmatistam, qui omnes ad Philosophiae tribunal cifantur; f taudis seductionis et stellionatus rei aguntur,

Ritter (^) n'a pas une idée exacte de cet ouvrage, quand il dit que c'est une série de thèses que Geulincx soutint comme professeur et qu'il fit imprimer plus tard. Cela ferait supposer que l'enseignement de Geulincx roulait sur des matières frivoles. C'est au contraire un ouvrage de circonstance. Nous trouvons, dans Valère André {^), la description de la fête annuelle qui y avait donné lieu :

(1) Gesch. der Phil., t. IX.

(2) Fasti Academiçi, 1650, p. 249,

— igS —

Pfopriae kujus facultatis suni disputationcs quodlibeticacp sive de quolibet, ut vulgo loqui, recepto hactenus vocabuh, amant anno CID^ CCCC, XXVII., XVI KaL Octob, institutae, circa festum S. Luciae jam inde solemniter in Schola Artium kaberi soletae. In kis magister unus disputans solet proponere cuilibet magistrorum respondere volentium quaestionem unam cum argumentis ac duobus quodlibetis, ipseque magister respondens ad primam respondere per très conclusiones et tria corollaria ; ad alia vero duo quod- Ubeta simpUciter rationem quaesiti adsignando. Et ut kujusmodi actum qféodlibeticum auditores frequentiores visitent, permissum est jocosa sertis miscere, modo non sint turpia, diffamatoria, vel ulla ratione offensiva. Ita fere kabent acta et statuta ejusdem facultatis (^).

A la fin se trouve VImprimi potest du chanoine G. Bolognino.

DEUXIÈME ÉDITION

Arnoldi Geulincx Antverpiensis Satumalia, Seu (ut passim vocantur) Quaestiones Quodlibeticae in utramque partem disputatae. Editio secunda ab auctore recognita et aucta; Lugduni Batavorum ex officina Henrici Verbiest, 1665.

In-i20, 12 ff. lim., 383 pp.

Lres liminaires comprennent : 10, le titre ; 20, dédicace, datée de Leyde, 4 janvier 1665, à Nicolas Staefvenisse, magistrat de Flessingue, dont le neveu, Cornélius de Jonghe, est l'élève de Geulincx depuis plus de trois ans; 30, avis au lecteur; 4°, index; 50, errata. Nous avons relevé quelques passages de TAvis au lecteur dans la biographie.

(i) Nous avons trouvé dans les registres de la faculté des arts (2fl 1652, f^^ 330), un passage curieux au sujet de la présidence de Geulincx, et qui montre l'importance qu'on attachait à cette cérémonie : Die 13 dec, 1652, indicta est congregatio extraordinaria facultatis ad instantiam domini Geulincx, praesidis quaestionum quodlibeticarum, in caque exposuit unum ex oratoribus suis aegrotare, et quia incipere deberet sequenti die^ huic petiit secum dispensari ut prius inciperet die 16, et domini ipsi annuerunt, ea tamen conditione ut in publicatione earumdem exprimeret cas debuisse inçhoare die 14, sed propter graves causas dilaias esse. — Les registres de la docte faculté ne sont pas toujours aussi explicites quand i) s'agit d'affaires importantes^

L'auteur avertit qu'il a fait des corrections et des suppressions dans le texte; il a remanié spécialement le discours d'introduction.

Le corps de l'ouvrage comprend : lo Des commentaires et des paraphrases sur toutes les parties du premier discours. — 20 Le texte de ce discours. L'importance accordée à la raison y est encore plus accentuée que dans la première édition^ — 30 Les 28 Quaestiones, La première Quaestio est suivie d'un commentaire. Les appendices aux questions ont été supprimés. — 40 Oratio de removendis parergis et nitore conciliando discipiiniSf p. 350. Discours prononcé à l'ouverture de son cours public de logique, le 14 oct. 1662 ('). En un style souvent allégorique, Geulincx repousse énergiquement du domaine de la science, tous les accessoires (farerga) de la scolastique, qu'on appelle ; prologue, avertissement préalable (prognosis, praentonitio) , rapsodie, anomalies. Ce sont là « des sentines et des cloaques. » Ainsi le prologue comprend les quaestiones proœmiales, questions prolixes s'il en fut, dans lesquelles on accumule cent argumentations et autant de réfutations, et où, avant de traiter une science quelconque, on commence par traiter de la science en elle-même, de la manière la plus confuse. Ainsi pour la logique : quaerunt quid sit logica, an sU pars philosophiae , an instrumentum an sit ars, an sciencia, quid logica docens, quid utens, quid natufalis, quid artificialis, quod objectum ejus, quis finis, an ad alias scientias adipiscendas sit necessaria, in quot partes ac tractatus dispesci debeat, et id genus dlia quant plurima. Ce discours a été reproduit aussi à la suite des Annotata majora,

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