‹ GeulincxChapitre 26 sur 39 · ETHICA · texte numérisé non relu

ETHICA

PREMIÈRE ÉDITION (incomplète).

Arnoldi Geulincx Antverpiensis, de Virtute et Primis ejus Proprietatîbus , Quae vulgo Virtutes cardinales vocantur Tractât us Ethicus primus.

Lugduni Batavorvm, apud Philippvm de Croy, 1665.

In-i20, II ff. liminaires (titre, dédicace, avis), 176 pages et une page blanche. La dédicace, datée de Leyde, 27 juillet 1665, est adressée à Amelius van Bouckhorst, Gérard Schaep, Johan van Thilt, personnages politiques de distinction , ainsi qu'aux magistrats de Leyde , Corn. Buytevest, Guill. Paedts, Arnold Wittens,Ribert van Groenendyck, et au secrétaire des curateurs de l'université, Joachim van Wevelickhoven.

Dans l'avis au lecteur, l'auteur dit explicitement qu'il se basera uniquement sur la raison. L'avis et la dédicace sont des documents intéressants pour l'étude de la philosophie de Geulincx. On les trouve dans toutes les éditions.

Cet ouvrage forme le premier traité de l'éthique, lequel seul parut du vivant de l'auteur. Il ne contient aucune note, et les résumés ou argumenta des paragraphes n'y sont pas encore. — C'est la plus parfaite des œuvres de Geulincx, au point de vue du style et de l'enchaînement des idées.

Nous relevons, dans la dédicace, ce passage : Contuli me ad opus amœnum magis : futuri aedificii coronidem fabricare ingressus sum : hanc

ADUMBRATAM JAM ANTE MIHI, ET TYPO ETIAM MANDATAM, aliquamdiu

jam, dus totos pingo fingo, caelo. Coronis ea, de virtute et primis ejus prO' prietatibus commentatio est*

Geulincx fait allusion ici à sa Disputatio de virtute qui avait paru l'année précédente.

DEUXIÈME ÉDITION

rNn0I 2EArT0N, Sive Arnoldi Geulincs (Dum viveret) Medicinae ac Philosophiae Doctoris, hujusque primum Lovanii in prima Cathedra, post Lugd. âpud Bat. Profess. eximii, dialecticorum maximi, verae Virtutis ac novo-veteris sapientiae instauratoris indefessi, inter Philosophos etOratores hujus aevi facile primi, Ethica. Post tristia authoris (sic) fata Omnibus suis partibus in lucem édita, et tam seculi hujus, quam atheorum quorumdam Philosophorum impietati scelestisque moribus, quamquam Specioso ut plurimum Virtutis praetexta larvatis, opposita pèr Philarethum.

Lugd. Batav., apud Adrianum Severini, MDCLXXV

In-i20, divisé en deux parties. La ire partie comprend 23 ff. lim. et 280 pp. Dans l'exemplaire que nous avons sous les yeux, deux de ces ff. liminaires se trouvent entre la page 186 (marquée par erreur 286) et la p. 187 de la 2de partie.

La 2de partie contient 3 ff. lim. (titre et proœmium) et 196 pages.

Les liminaires de la ire partie comprennent : i© Titre. 2° Lettre de Philaretus à Abraham Heidanus, professeur de théologie et ministre protestant. Dans cette lettre, Philaretus fait un grand éloge de Geulincx, et il rappelle tout ce quTIeîdanus a fait pour ce malheureux philosophe. 30 Avis du typographe au lecteur. 40 Titre du i«r traité. i5° Poésie sur l'éthique de Geulincx, par Andréas Hollebeek. 60 Autre poésie sur l'éthique du très docte et très célèbre Arnold Geulinxs (sic), 70 Dédicace de Geulincx, datée de Leyde 27 juillet 1665. 80 Avis au lecteur, avec des notes qui ne se trouvent pas dans Tédit. antérieure. 90 Quelques lignes portant pour titre : Seneca, De vita beata.

Le corps de l'ouvrage comprend, dans la ire partie, le premier traité de l'éthique, et dans la 2de, les cinq autres traités, plus la Chreia (^) philo-

(i) Chreia, dissertation, lieu commun avec ses développements. Bontekoe (Œuvres, 1. 1, p. 141) définit ainsi cet exercice : Chreia is een nette en cierlyke woordenwisseling over eenige sententiê.

sopkica super hoc sententia : qui unam habet, omnes hahet virtutes. Cet opuscule est extrait du ColUgium oratorium de Geuliacx, qui n'avait pas encore été imprimé à ce moment.

Cette édition complète parut six ans après la mort de l'auteur; elle servit de type à toutes les éditions postérieures. Le texte du i^^ traité est semblable à celui qui avait paru antérieurement. Seulement quelques fautes d'orthographe ont été corrigées et l'éditeur a ajouté, après chaque §, des argumenta ou résumés , ainsi qu'un nombre considérable de notes.

Ces notes (') sont très importantes; elles renferment une partie de la doctrine de Geulincx. Sont-elles bien de lui? A propos de la priorité de certaines idées, des auteurs ont prétendu qu'on doit attribuer ces notes aux éditeurs. Nous croyons pouvoir affirmer qu'elles sont de Geulincx. En effet :

lo Dans son avis au lecteur, le typographe nous apprend que de nombreuses notes ont été ajoutées. Parmi ces notes, dit-il, celles qui portent les lettres a, b, c .,.nG sont pas de l'auteur. Ce sont des explications empruntées par Philarète à la version flamande faite par Geulincx lui-même. Donc les autres notes sont l'œuvre personnelle de Geulincx. Si le fait n'avait pas été vrai d'ailleurs, il aurait certainement été relevé par les élèves du philosophe.

2° L'auteur des notes renvoie, à diverses reprises, à sa métaphysique et à d'autres oeuvres qui étaient encore manuscrites. Exemple : (édition de 1675), vide in prima parte metaphysic-e nostr^ seu autologia, quae magnam cum hac materia affinitatem habet, {Eth», p. 145, note 32). — Ut in Physica magisque in Metaphysica demonstravimus. (Ibid.) — Vide de his Annotata ad Cartesium praesertim ad part, I § 71. (Eth., p. 232, note 7).

30 II y parle ordinairement en nom personnel : Dixi circa,, vidimus,,,, tandis que dans les notes portant des lettres, on lit, par exemple : Dicit auctor in versione Belgica,

40 Les premiers commentateurs attribuent les notes à Geulincx. Andala dit à différentes reprises : Geulincx observât in notis ... scribit

(i) Remarquons en passant que ces notes ne varient pas dans les diverses éditions. On trouve donc déjà ici l'exemple des horloges à trois endroits différents ; p. 135, note 19; p. 153, note 48 ; p. 170, note 7.

in notis. Nous devons ajouter cependant que dans certaines dissertations ils les attribue aussi à Philarète. L'éditeur du recueil qui contient la métaphysique de Bontekoe et la physique de Geulincx (1688), dit : Geulincx in ethica sua,,, in notis ubi inier caetera quid de mathesi sentiat his exponit,,. Le traducteur Antoine de Reus (Geestkunde van Arnold Geulincx, avis au lecteur) attribue également les notes à notre philosophe.

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