‹ GeulincxChapitre 32 sur 39 · TRADUCTION DE L'ÉTHIQUE · texte numérisé non relu

TRADUCTION DE L'ÉTHIQUE

PREMIÈRE ÉDITION

De Zedekonst van Arnold Geulincx. Dordrecht, 1690.

In-i20. (V. Paquot, Mém., t. XIII).

ire édition de la traduction qui suit. Nous ne Tavons découverte nulle part.

DEUXIÈME ÉDITION

a) Ethica of Zeden-konst, Zynde een Kennisse sijns selvs van Arnold Geulings. In syn leven Geneesheer, en Wysgeer, uytstekende Hoogleeraar deser Konsten, eerst in de Hogeschool tôt Leuven, en daar na van Neérlands Lyden (sic), Groot Redekonstenaar, Onvermoeide Hersteller des ware Deugds,

en der niwe-oude Wyshyd; Onder de Wysgéren en redenaars deser eew de AUervoortreffelijkste. Na desselvs ontydige dood, Aile desselvs délen^ met sijne aantékeningen in 't ligt gegeven, so tegen de godloosheden deser eew, als sommiger Godsversakende Wysgéren, en derselver kwade, met schoonblinkende Deugdevernis bemorste Zeden, door Filaretus. En nu vertaalt tôt nut en hyl van aile vrome, eer- en deugd-li vende, ware en oprechte Kristenen. Door An t. De Reus.

Te Dordrecht, By Dirk Goris, 1697.

In-80. 2e édition (tweede druk),

A la suite de l'éthique se trouvent deux autres traités.

I. L'éthique comprend : 27 ff. lim. et 591 pp. Les liminaires renferment : 10 Le titre. 2° L'indication du contenu de cette réimpression. 30 L'avis au lecteur. Le traducteur émet ici une théorie nouvelle d'orthographe néerlandaise. Il laisse cependant à l'imprimeur toute liberté pour modifier son système. L'éthique, continue-t-il, sera suivie de la traduction d'une Chreia de Geulincx, avec remarques, ainsi que d'un écrit de Bontekoe avec quelques notes nouvelles. 40 Dédicace de Ant. de Reus, datéç de Gorichem 20 juillet 1690 (date de la ler édit.), et adressée aux ministres George van Borrendam, Jacob Vleugels, Petrus de Graav, Adrianus Spyerd. Cette dédicace est une dissertation sur la morale. 5° Traduction de la lettre de Philarète à Abraham Hydaan (Heidanus). 60 Traduction de la dédicace de Geulincx (1665). 70 Poésie flamande sur l'éthique, par Paul van Thiil (Thiel). 8® Poésie flamande sur cette traduction, par K. Vermeulen.

Le corps de l'ouvrage comprend la traduction de l'éthique divisée en deux parties, avec toutes les notes. Le traducteur n'a pas distingué entre les deux espèces de notes.

De Reus, tenant à la pureté de la langue néerlandaise, n'a employé ni mots latins ni expressions françaises. Les notes flamandes de Geulincx qu'on trouve intercalées dans le texte latin de l'éthique, sont au contraire pleines de mots français, conformément à l'usage de son temps. (V. par exemple, Eth,, tr. I, sect. 2, § 11, no 2).

b) Desselvden Makers, wysgerig kortbondig vertoog over

dese sinspreuk Wie cène, aile Deugden heefi. Ontleent uyt syne lessen over de Vertoogkonde en om des saaks gelijkhyd aan de Zedenkonst aangehegt. Waar nu by komen des schryvers, noyt voor henen uytgegevene korte ontknopende aanteekeningen.

Te Dordrecht, Dirk Goris, 1696.

In-80, I f. pour le titre et 34 pp.

Traduction de la Chreia philosophica, telle qu'elle a été imprimée dans rédition de l'éthique dé 1696.

c) Traduction du Traciatus de passionibus de Bontekoe, 213 pp. (V. la bibliographie de cet auteur).

A la fin du recueil, 5 pages non cotées contiennent un catalogue des livres en vente chez Goris, où Ton trouve aussi des œuvres de Geulincx.

PHYSICA.

Physica vera quae versatur circa hune mundum. Opus posthumum Cl. Amoldi Geulincx.

(Lugd. Bat., Joh. de Vivié et Fred. Haaring, 1688).

In-80, I f. pour le titre, 156 pp. et 2 ff. pour l'index.

Traité publié à la suite de la métaphysique de Bontekoe. (V. plus haut).

Un compte rendu de cet ouvrage parut cette même année, 1688, dans les Acta erudiiorum publicata Lipsiae, sept., p. 487. — Traduit en néerlandais, par Ant. de Reus (V. à la suite de la traduction de la métaphysique).

COMPENDIUM PHYSICAE.

Amoldi Geulincx Compendium Physicae. lUustratum à Casparo Langenhert. Accedit hujusce Brutum cartesianum.

Franequerae, Ex officina Leonardi Strick, Bibliopolse, Anno 1688.

In-80. a) Brutum Cartesianum : 4 fif. lim. et 21 pages, b) Compendium : 4ff. lim. (titre, dédicace à Adrien Gustave, comte de FlodrofF, datée

de Franck. kaL feh. 1688, et préface), 247 pages, et 13 ff. pour l'index. Frontispice gravé. Cette édition de la physique parut quelques mois après la précédente, comme le prouve le compte-rendu inséré dans les Acta eruditorum de 1688, novembre, p. 623. L'éditeur n'a pas eu connaissance de rédition précédente, puisqu'il dit: Physicam typis non antea excusant,., tibi exhibeo.

Dans l'édition de Leyde, les notes sont de Geulincx; dans celle-ci, des notes ont été ajoutées par l'éditeur, qui s'est efforcé de rendre clairs les passages obscurs et de confirmer les opinions de l'auteur par des arguments vulgaires, bien qu'il diffère parfois d'opinions avec lui. Il réserve à ce sujet ses idées pour sa propre physique. (V. préface). Cette édition est divisée en 6 parties, comme la précédente l'est en 6 traités. Chaque partie est suivie des objections qu'on peut faire à l'auteur, et des réponses qu'il convient d'y donner.

Le texte de cette édition, dont l'impression est très soignée, est beaucoup plus bref que dans l'édition précédente. Ainsi, dans la quatrième partie, il manque une hypothèse, et les conditions d'une des hypothèses ne sont pas énumérées. On peut considérer cette édition comme un résumé fait par un élève de Geulincx.

A la fin, se trouve une table alphabétique très détaillée de tout ce que contient l'ouvrage.

Cette œuvre est précédée d'un traité de Labgenhert, dans lequel sont exposées les raisons que donne Descartes pour prouver que les brutes ne sentent pas. Langenhert ne partage pas, il est vrai, ces idées, mais il a voulu montrer qu'il n'y a pas lieu d'accuser à ce propos Descartes d'avoir dit des insanités.

ANNOTATA PRAECURRENTIA.

Annotata praecurrentia ad Renati Cartesii principia, operis oeconomiam succincta analysi evolventia, et philosophiae renatae dogmata singulari verborum compendio insigni cum perspicuitate comprehendentia. Quae olim in privatis suis coUegiis discipulis ad calamum dictavit. D. Arnoldus Geulincx M. et P. D. Celeberrimus nuper in Academia Lugduno Batava Philosophiae Professor.

Dordraci, Ex ofl&cina Theodori Goris, Bibliopolam, 1690.

In-40, 2 fif. lim., 107 pp.

Dans l'avis au lecteur, le typographe annonce que si cet opuscule est bien reçu, il sera suivi des Annotata majora de Geulincx.

Cet ouvrage est divisé en quatre parties : la première, qui ne contient que dix pages, est consacrée à la première science, et à l'art de distinguer le vrai du faux; la seconde partie est divisée en deux sections intitulées, Tune : De Corpore, et l'autre : De motu. La troisième traite du système du monde et des corps célestes; la quatrième, des régions de la terre, des éléments, de la lumière, de la chaleur, des phénomènes magnétiques et des sens. — Simples commentaires analytiques des principes cartésiens.

ANNOTATA MAJORA.

Arnoldi Geulincx Annotata majora in Principia philosophiae, Renati Des Cartes, Accedunt Opuscula philosophica ejusdem auctoris. Quorum seriem post Praefationem proxima exhibet.

Dordraci, Ex officina Theodori Goris, bibliopolae. 1691.

In-40, 3 fif. lim. (titre, avis du typogr. et table des opuscules), 427 pp.

Ces Annotata ont été dictés par Geulincx dans ses leçons privées (collegiis privatis).

L'ouvrage est divisé, comme les Principes de Descartes, en quatre parties : 10 De principiis cognitionis humanae; 20 De principiis rerum materialium; 30 De Mundo aspectabiîi; 40 De terra.

Bien que cet ouvrage ne soit qu'un commentaire, Geulincx y expose ses idées personnelles. On y trouve des considérations intéressantes au sujet de certains points que notre philosophe n'a pas développés dans ses autres ouvrages.

Outre le traité principal, le volume contient, à partir de la page 155, un certain nombre de dissertations et deux discours.

Dissertations.

Parmi les dissertations, il en est, dit le typographe, qui trahissent une autre main. Ces dernières renferment cependant les idées dç

Geulincx, puisqu'elles émanent de ses élèves. Nous commençons par celles qui sont Tœuvre personnelle de Geulincx.

On compte douze « disputations physiques. » Les quatre premières furent défendues, en 1663 et en 1664, respectivement par Johannes Gerardus, Petrus Romeyn, Joachim Raven et Johannes Van Alphen. On y trouve, au sujet du mouvement, du monde et du corps, la plupart des principes de la somatologie et de la physique de notre philosophe ; notamment le fameux précepte : Qua fronte facere te dicas quod nescis, quomodofiat? [3e disp. phys. Thèse X, (1663)] — Qui igitur ita frontem perfricuit ut id facere se dicat, quod nescit quomodo fiât, [4* disp. phys. Thèse XVIII, (1664)].

5e — Disput. phys. continens hypothèses physicas, p. 179. {Respondens : Car. Crucius, 1664). Ces hypothèses sont celles qu'on trouve dans la physique; seulement il y a ici une hypothèse en plus.

6e — j)e mundo, p. 184. {Resp. : Simon Hoet, 1668). On y démontre que nous ne connaissons le monde que par le mouvement.

ye et 8e — De ventis, pp. 189 et 200 (Resp. : Sebastianus Borstius et Simon Hoet, 1669).

ge — De aquarum circa terrain pericyclosi, p. 212. {Resp ; Yac. Hibelet, 1669). Les Corollaria respondentis contiennent presque tous les principes de la somatologie de Geulincx : Vacuum est impossibile; Spaiium est corpus, etc.

loe — De incendio Aetnae, p, 234. (Resp.: Petrus Romeyn, 1669).

ii« et 12e — De respiratione, p. 239. (Resp. : Jacob Vosmaer et Paul Bontekoe). Dans une note de Téthique, Geulincx renvoie à ces deux dissertations : Quod vide sis in duabus nostris de respiratione disputationibus. (Eth., De inspectione sui, note 10).

Disputations métaphysiques, éthiques, logiques.

13e — De conario sensus, id est de principali organo sensus, p. 252. (Resp. ;Gerh. Tjâllis, 1644). L'auteur y dit iConarium nobis est ea pars nostri corporis quae sine externis organis aliquando sentit. — Cerebrum est conarium sensus; sed non totum cerebrum, sed pars ejus interior.

14e — Disp. meth. Isagogen continens, p. 276. (Resp. : Jac. van Twiste, [1666]). Geulincx y développe, au sujet de la première science du doute, etc., des idées qu'on trouve plus tard dans la métaphysique. — Cette dissert, a été traduite en néerlandais.

li^ — Isagoges, pars c^lterç^, p, 283. (Resp, ; Joh, Swartenheynst, 1666)^

On y explique de quelle manière le candidaius metaphysicae doit entendre le doute. — Dissert, traduite en néerlandais,

i6c — Isagoges, pars tertia, p. 287. {Resp, : Petrus Romejm, 1669). Réfutation du scepticisme; troisième partie de l'introduction à la métaphysique. — Dissert. trad. en néerlandais.

17c — Disputatio philosophica contincns responsionem, ad objectiones quas non nemo proposuit, p. 295. {Resp, : Nie. Canzius, 1664). Réponses très sommaires relatives spécialement à des questions de logique.

i8e — Disputatio logica de dialectica, p. 303. (Resp. : Simon Hoet, 1668). L'auteur y traite de la Logica argumentatrix (opposée à la Logica rationalis). Cf. Methodus inveniendi argumenta,

ige — De virtute et pritnis ejus proprietatibus, p. 308. (Resp. : Jac. Van Hoogemade, 1664). V. plus haut la description de cette dissertation.

20e à 28e — Disputatio ethica de finibus bonorum et malorutn, seu de summo bono, p. 330. Neuf dissertations portent ce titre. (Resp. : Joh. s'Gravenhage (^), Séb. Borstius, Abrah. Messu, Abrah. Hassen, Simon Hoet, Joh. s'Gravenhage, Jac. Hibelet, Séb. Borstius, Simon Hoet, (1668).

Ces neuf dissertations sont consacrées à la discussion des principes des anciens sur le souverain bien. Les sept dernières sont dirigées contre Épicure.

Dissertations émanant des élèves de Geulincx. (Elles portent, dans la séries rerum, la mention auctor).

29e — Disput. philos, de reciprocaiione maris, ejusque quibusdam proprietatibus nobilissimis, p. 217. (Auct. et resp. : Paul Hunyadi, 1669).

30e à 32e — Disput. philos, de corpore in universum spectato, très, p. 259. (Auct, et resp. : Mart. Stilagii, 1669). Cet opuscule, qui est divisé en trois parties, a été traduit en néerlandais comme œuvre personnelle de Geulincx.

33e — Disput. philos, inaug. de hostibus virtutis, p. 316. (Auct. Joh; Gerardi, 1665). Il y est question de la chair, du monde et du diable.

34c — Disput. ethica de humilitate, p. 324. (Auct. et resp. : Sebastianus Borstius, 1668). On y trouve cet exemple qui, dans l'édition complète de l'éthique, précède l'exemple des horloges : Et sicuti tu pusio modum

(i) Nous retrouvons ce nom à propos du Collegium oraîoriwn.

fquo cunae moverentur ignorasti, nec ifsas movisti, sic et tut corporis motum te nunc non facere, fateri cogeris. Quod ergo non nosti quomodofiat id non facis. (P. 326).

Discours. 1

Oratio de removendis parer gis et nitore conciliando disciplinis , p. 408. Ce discours prononcé à l'ouverture des leçons de logique (1662, 4 oct.) se trouve aussi à la suite de la 2^^ édit. des Quaestiones, où nous l'avons examiné.

Oratio de aharcendo contemptu quem familiaritas rébus optimis, et praesertim ad disciplinas spectantibus conciliavit, p. 418. Discours prononcé à Leyde, le 9 nov. 1665. Comme dans toutes ses œuvres, Geulincx y insiste sur l'importance de la raison. L'homme de bien n'écoutera qu'elle : Ita se componit, actionesque suas ad normam Rationis exigit, ut instinctu suorum affectuum ac cupiditatum, nec agat quidquam nec non agit ; soli Rationi auscultet, faciatque quod ea praecipit, omittat quod prohibet. (P. 422).

Il repousse vivement les phantasmata, les représentations sensibles de la scolastique. C'est une erreur fondamentale que d'attacher aux idées rationnelles les formes ou les images de l'imagination, comme fait le vulgaire. (Cf. Metaph, ad mentem peripateticam).

METAPHYSICA.

Arnoldi Geulinx Metaphysica vera et ad mentem peripateticam. Opus posthumum, juxta manuscriptum jam editum.

Amstelaedami,apudJoannem Wolters, CIO ICO LXXXXI (1691).

In- 120, 3 fif. lim. (titre et avis au lecteur), 286 pp. et 3 fF. non cotés à la fin pour l'index.

L'éditeur assure que le public attendait depuis longtemps la publication de cette œuvre, mais qu'on en était venu à se demander si elle avait bien réellement existé autrement que dans l'esprit de l'auteur. Ayant fait à ce sujet des recherches, il a fini par rencontrer un manuscrit extrême -

ment défectueux (un cahier d'élève ignorant sans doute). On n'y voyais ni commencement ni fin, le texte était mêlé aux notes, la ponctuation faisait défaut et les règles de l'orthographe n'étaient pas observées. On a donc dû corriger complètement le manuscrit. C'est pourquoi on fait appel à l'indulgence du lecteur, pour le cas où il y aurait à « émender. > L'éditeur espère trouver, pour une seconde édition, une copie plus soignée que celle qui a été suivie (copiam, quarum quasdam extare adhuc non amplius ignoramus). Cette seconde édition n'a jamais paru. Il est facile de s'apercevoir que la dernière main n'a pas été mise à ce travail : il y a des répétitions, et certains passages sont confus et incohérents. — Nous avons indiqué plus haut les divisions de la Metaphysica vera. Il est à remarquer que la première partie doit être intitulée : Autologia comme il résulte de certains passages qui y renvoient (Cf. les notes de l'éthique).

Arnoldi Geulincx Metaphysica ad mentem Peripateticam.

Ce traité fait suite à la métaphysique. (P. 153).

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