‹ Ghiberti et son écoleChapitre 38 sur 105 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

couvent de Santa Croce, absorbé dans TÉcriture sainte, « pour y apprendre, dit-il, à mourir en chrétien * ».

Nous terminerons ce chapitre par la déclaration que Ghiberti fit de ses biens en 1427, déclaration qui permettra au lecteur de se rendre compte de la position de l'artiste à cette époque ^.

Déclaration des biens de Loren{o Ghiberti aux magistrats. (Archives des Dix à Florence. Quartier Saint-Jean. Gonfaloniere délie Chiave.) Le 10 juillet. A. D. 1427.

Devant vous, magistrats du cadastre de la commune de Florence, je fais la déclaration suivante de mes biens :

Moi, Lorenzo di Bartolo, orfèvre, je travaille aux portes de Saint- Jean.

Je suis imposé à douze florins seize sous dix deniers. En propriétés, je possède les immeubles suivants : une maison située dans le quartier Saint-Ambroise de Florence, « via Borgo Allegri », ayant pour mes voisins, d'un côté Zanobi, fils de Jacopo del Rosso, et de l'autre Tomaso, fils de Bartolomeo, dit Belliora. Dans cette maison se trouvent différents objets à mon propre usage et à celui de ma famille.

Plus un terrain situé dans le quartier de San Doato in fron- :{ano^ etc.

Dans ma boutique, se trouvent deux bas-reliefs en bronze pour les Fonts baptismaux de Sienne^, lesquels sont à estimer par experts choisis en commun. Je compte qu'ils seront payés 400 florins, ou à peu près. Sur cette somme, j'ai déjà reçu une avance de 290 florins, et il me reste à percevoir no florins.

Dans ma boutique se trouve en outre une châsse en bronze pour Côme de Médicis*, de la valeur de 200 florins ou à peu près. J'ai

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