Lacune dans le manuscrit
2. Giotto travaillait à Rome entre 1298 et i3oo. Albertini (i5io) décrit la mosaïque de Giotto, dite la Navicella, dans son ouvrage De Mirabilibus. Exe'cute'e pour le cardinal Stefaneschi, elle existe encore, mais presque entièrement refaite. Les cinq sujets peints par Giotto pour le même cardinal furent détruits quand l'e'glise fut rebâtie. Le tableau d'autel, en trois compartiments, se trouve actuellement dans la sacristie de Saint-Pierre. (Vasari, édition Milanesi, tome I"", page 3S4, note i, et tome !•% page 2d3, de VHistoire de la Peinture en Italie, par MM. Crowe et Cavalcaselle.)
3. Giotto fut appelé à Naples par le roi Robert en 1329. Le roi l'attacha à son service par un décret du 21 janvier i33o.
4. La chapelle peinte par Giotto se trouvait dans le palais, et le palais lui-même faisait partie du Château Neuf (Castello Niiovo) et non du Château de l'Œuf {deW Uovo), comme Ghiberti le dit, ainsi que Vasari. (V^oir le commentaire de M. Milanesi à la vie de Giotto : Vasari, tome !••■, pages 423-424.)
5. Giotto commençait à peindre les fresques de la 'chapelle des Scrovegni, à Padoue, dite de l'Arena, vers i3o5. Ces fresques représentent le Jug^ement dernier, le Christ en gloire entouré d'anges, V Annonciation et trente-huit Episodes de la vie de la Vierge et de Sotre-Seigneur.
T). Santa Croce.
ii6 LORENZO GHIBERTI
Padoue dans l'église des Frères Mineurs, avec beaucoup de science. On trouve dans l'église des Umiltati\ à Florence, un grand crucifix et quatre beaux tableaux excellents, dont un est la Mort de la Madone, avec des anges et les douze apôtres et Notre-Seigneur autour d'elle, ouvrage très parfait. On y voit aussi une très grande peinture représentant la Madone assise, entourée d'anges^, et, au-dessus de la porte qui donne accès aux cloîtres, une demi-figure de la Madone avec l'Enfant dans ses bras. Dans l'église de Saint-Georges on voit un très beau tableau de sa main, ainsi que plusieurs autres ouvrages. 11 fit des tableaux pour un très grand nombre de particuliers. Au palais du Podestat, à Florence, il représenta la commune mise au pillage; et il peignit la chapelle de la Madeleine^. Giotto méritait les plus grands éloges. 11 excellait dans tous les arts, même dans la sculpture. Les bas-reliefs du campanile de Santa Reparata, dont il était l'architecte, ont été dessinés et sculptés par lui*. De mon temps (dans mon jeune temps), j'ai vu des ébauches de ces bas-reliefs dont le dessin était parfait. Giotto était aussi habile sculpteur que bon peintre, et puisque le génie dont la nature l'avait doué a produit de si grands résultats, on ne saurait trop Thonorer. Il a porté l'art à la plus grande perfection. — 11 eut beaucoup d'élèves de grande réputation.
Voici les noms de ses disciples :
II. Stefano^ fut un maître très savant. Dans le premier cloître de l'église des Frères de Saint-Augustin, à Florence, il peignit trois sujets : le premier représente une barque avec les douze apôtres au plus fort d'une tempête, Jésus marchant sur les flots agités par le vent, et saint Pierre se précipitant hors de la barque : ce tableau est admirablement