CHAPITRE XIV
gens*», ceux qui se consacreraient à son service , par dévouement feraient une folie, et ceux qui le font par intérêt se préparent des déceptions, à moins qu'ils ne soient aussi malhonnêtes que la société, auquel cas ils manquent à leurs devoirs envers eux-mêmes. Car Thomme a des devoirs envers lui-même , et ce sont les seuls qui trouvent grâce devant Leopardi. Ces devoirs peuvent se résumer dans l'obligation d'être vertueux. On ne saurait être plus stoïcien. Seulement les stoïciens, si dédaigneux qu'ils fussent de la logique vulgaire , avaient senti le besoin d'assigner à la vertu une origine , un programme , une sanction. Ils croyaient à une Providence qui avait ordonné la nature jusque dans ses moindres détails , de sorte que chaque être , en se conformant aux lois de sa nature particulière , obéissait en définitive aux lois de la Providence. Or, ce qui constitue la nature particulière de l'homme, ce qui le distingue des animaux, c'est la raison. Une fois dégagée des passions qui Toppriment , cette faculté supérieure s'élève spontanément vers le vrai, le beau , le bien , et devient, à l'exclusion de tous les appétits du corps , la règle absolue de notre conduite. Voilà le code
* Pensieri, 1 ( Opère, H, p. 107;.
de la YQrtu stoïcienne, Enfin , dans oc système , la vertu est à elle-même sa propre récompense, et» le. vice porte en lui-mêtne sa punition. La sayiqtion j'e^t^etla logique l'exige si impérieusement quç 1^ stoïciens ne consentirent jamais à, Ja^sj^pprin^er on\h reconnaître qu'elle fût insuffisante; ÏI3, aimèrent mieux accupauler les paradoxes de dèti^il que de commettre, cette ôniorme inooT^équei^oe*. , . î ......
liepp^di 1, . lui^ serait fort embarrassé à& défiler cfi qu'il ^îijend par vjertu. Ce a'est. pais frridemn)iiBnt> IJobi^issan^ au^ lois, de la .natura qui est iîeï)rèseï3ttée. partout ou cbmme une juaiiâtre crue]ile ou icommëi unie m.açhiiie mue paiç la:lata> litê. iL^eopardi femit plutôt consister la veriai i prûtestjpr cpntre la* tyrannie de la naJaure. /Eaafin, pour luij plrôter; . una définition qui xcaid .assez e2i9iQiémesit sa pebâée intime v disons que:oeliii-là est) vertueux, qui vit de facbn à pouvoir touj^onrs s'eâtimeriiluinmBine; MàSs.la.vértil conduit-elle au I botibieuF ^ La loi foiuiaiiietitalç ^ë notre - i>a-^ turef étajût. ledésir inextinguible; de • la fôUccté , laiyertu y 'satisfàitrelleT Nullemient.'Auî cuntralrev pliifi une âme: est intelligente^ diélioate , sensible, en unxûotplus ell6sa>d'a{iti1aid€|f^ &la vertu, « car je ne fais, dit-il^ i^.^Up ^îfférflpce de