CHAPITRE XIX
équivoque dont lenfant prodigue pourrait au.
besoin profiter. Cet excès de zèle rendit néq^r saire de la part de Giacomo un acte d'indèpendaaace. Le 12 mai 1832, il fit insérer dans. ÏAntologda un avis dans lequel il déclarait n!être pas ; l'auteur des dialogues , et en a:vèrtit i ^on père en termes trè&^mesurés et très-digniesi. a. On dit,, écrit-il, que le livre aopéréde grandes » CQnyersiQns grâce à cette opinion qu'il est de* ». moi:. C'est du moins oeque m'ont dit beoucoijip >v4^ gçns:, et !le duc deModène, q\u probableH » jçoeiit sait, à quoi ^'en tenir, néanmoins répète » .pu))%ueiftent que je 6uis.bien ïautèUr^ ;que3''aii » j içîi^pgé I d^opiniçiûs ^ que jie WiB . s^iè . 4oia;+eïfti v - »,etjqw.c!e^t awisi qu'a fait ^^onti. et qi^efoût ».lçgîgQ^s de bien. Et partout, oi^ jlarle. /de ^n^'flBfti tes. :uns app.eUe!nt. ma convetsiôa ;et . »^î^.sy:fj;fei^, mon apostasie.- J'ai héaité quateé) »^ois,^ <9^V^>l9. fin je me suis décidé àpai^rii »pgpui?.(den?^ raiî&oû^- Jja première v c'efet qu'il i » jp'a , pîwi^ in4igïie de m- approprier IdsKas ucaB : » çertwv^ .mesaire l!$ ^én d'a.tttrm, 'SmrtoiEi »^|a2^nd4J €i'3git (jb-vous.; Je .ne suis jJa&.Hcpaainé ! ».4t flagi . pare^î du jojiéritei > des ^ autres. Si -l'ôii: » .^'^.ygili^trijxuéiei r-Qmab d© Manzoni , j'aOTiaifi . » démenti p^ .bruit (J^ns tou;? le? jour.n^i(UX.,.et
226 LEOPARUl, SA VIE ET SES OEUVRES.
là vie même. Je le perds sans un plaisir , inutilement , dans ce séjour sauvage, ô unique fleur de Faride existence!
Voici que le vent m'apporte le son des heures comptées par l'horloge du beffroi. Ce son, il m'en souvient, me rassurait dans mes nuits d'enfance, lorsque blotti dàils les ténèbres de ma chambre et hanté par de continuelles terreurs, je veillais, soupirant après le matin. Ici, rien ne frappe mes yeux ou mon oreille sans évoquer àu-dedans de moi une image du passé, et sans raviver tin doux souvenir. Doux en lui-même ; mais la douleur s'y glisse avec la pensée du présent , le regret stérile du passé, triste lui aussi, et ce mot : Je fus ! Cette terriàsse là-bas, tournée vers les derniers rayons du jour ; ces murailles où le pinceau a figuré des troupeaux , et le soleil qui se lève sur la campagne solitaire ; tous ces oKjets offraient mille charmes à mon imagination oisive, lorsqu'à mes côtés, en tous lieux me suivait, me parlait, rtië dominait l'illusion. Dans ces salles antiques, au. reflet des neiges, lorsque le vent sifflait autour de oes gi^andes fenêtres, retentirent mes jeux et mes cris joyeux, à l'âge où le cruel, l'afl'reux mystère des choses nous apparaît plein d'enchantement. Comme un amant, inexpérimenté , l'adolescent caresse du regard cette vie trompeuse', encore intacte et immaculée, et il admire une beauté céleste qu'il crée lui-même.
0'.es|)érances, espérances! charmantes illusions de mon enfance ; toujours, dès que je parle, je me reporte, à vous, car, înalgré la marche du temps, tout en chan-, géant d^àflections et de pensées, je ne sais pas vous oublier. Ce sont des fantômes, je le comprends, que h