I. — VIE DE GIAMMARIA ORTES
Giammaria Ortes naquit à Venise, in Corte Bafjo:, le 2 mars 1713. Certains’, il est vrai, croient qu'il vit le jour le 17 février 1714, more venetiano. D’autres, le supposent né en 1712.
Ces imprécisions sont dissipées par son acte de baptême, conservé aujourd'hui à San-Francesco della Vigna, où il est mentionné : « Adî 4 marzo 1713, Giovanni e Maria figlio del signor Giacomo de Pietro Ortes e della signora Anzola sua legitima consorte naqgue li 2 de dicto. Battezzato da me P. Anastasio Bez, pievano » ‘.
1. — Sestiere de Castello, paroisse de S. Francesco della Vigna. La Corte Bajfo existe encore. La maison où naquit Ortes est celle qui porte les numéros 3079-3080. Ces deux numéros, qui signalaient jadis «ne seule entrée, indiquent aujourd'hui deux portes différentes.
2. — Meneghelli entre autres (Elogio di Giammaria Ortes Veneziano, Opere scelte, t. III, p. 113, n. 1).
3. — S'il avait vu le jour en effet, le 17 février 1713, — et non le 2 mars, — il se trouverait bien, more venetiano, être né en 1712 et non en 1713.
4, — Custodi (Scrittori classici italiani, Notizie di Giammaria Ortes, p. m., t. XXI, p. vi) ; et Lampertico (Giammaria Ortes e la Scienza economica al suo tempo, p. 26) partagent cet avis. Cet acte de baptême precise en outre qu’Ortes se prénommait
avait été possible de s’y adonner à son gré. Dans ses heures de loisir, cependant, il écrivit un Abrégé de la Vie des Papes', en latin, de nombreux Sonnets, des Observations critiques.
Le 13 septembre 1734°, il gagnait Pise où, quatre années durant, au Monastère de San Michele in Borgo, il poursuivit ses études sous la direction du Père Abbé Guido Grandi qui le prit en affection et dont il devait plus tard, avec un zèle pieux de disciple, mais dans un style parfois pesant, écrire la vie, expliquer les querelles, défendre les travaux ‘.
Dans cette savante demeure, avec l’ardeur et la curiosité d'esprit qui lui étaient propres, il apprit la Géométrie, la Métaphysique, les Belles-iettres, et surtout l’art de raisonner suivant les plus strictes règles de la Mathématique, ce qui le plia de bonne heure à cette rigueur de déduction qui est, nous le verrons, la marque de ses méditations . Il s’imprégna encore, dans ce milieu austère, du