JInfra, chap. IV, p. 188, n
2. — Meneghelli, dans son Eloge d’Ortes (Opere scelte, t. III, p. 114, n. 3), soutient qu'Ortes fut à Pise en décembre 1733 et non en septembre 1734 C’est possible, mais nullement pour y demeurer car, des déclarations mêmes d’Ortes, il ne s’y fixa qu’en 1734.
3. — « Io ero non solo discepolo ma compagno ancora ». Memorie inedite (Cicocna, Trattateli ined., p. 12). Guido Grandi lui dicta notamment, soit à l’Université, soit chez lui, un cours de Géométrie, un d’Algèbre, deux de Mécanique. Grandi (1671- 1742) était en effet un mathématicien remarquable. Il découvrit très jeune quelques beaux problèmes de la théorie des courbes dites concoïdes et cissoïdes. Il remit la synthèse en honneur, démontra géométriquement les théorèmes de Huyghens, et trouva d’élégantes et difficiles solutions sans l’aide du calcul différentiel encore inconnu. Newton fit le plus grand éloge de sa Démonstration géométrique qui lui valut d’être élu à la Société Royale de Londres. Un autre ouvrage sur la quadrature du cercle et l’hyperbole contribua encore à sa renommée. En acoustique, il se prévalut du principe que les ondes sonores s’incurvent en autant d'hyperboles concentriques.
4. — Vita del Padre D. Guido Grandi, Abate camaldolese, Matematico dello Studio pisano, scritta da un suo discepolo. (Infra, chap. II, p. 71, 72).
5. — « La precisione di questi studii mi avverti di quella che si richiedeva negli altri, e allora fù che appresi in che consistessero
respect des traditions, par quoi il devait s'affirmer toujours, même lorsqu'il eut quitté le monastère, le serviteur dévot des choses antiques et des vieilles idées.
Sa vie s’écoulait ainsi heureuse dans cette minuscule communauté, qui comptait six ou sept moines, plus familiale que monastique, auprès d'un maître respecté dont les amis — notamment le vénérable Pascasio Gianetti!, les professeurs Fabbrucci, Taglioni, Branchi, Francelli, Buonaparte, Verzani — lui réservaient bon accueil et lui témoignaient de l'intérêt.
Toutefois, la nostalgie de Venise, qu'il avait « dans le sang et les os », comme la plus grande des passions, le devait ramener dans sa patrie : il y revint le 2 novembre 1738, pour entrer aussitôt chez les Camaldules, à S. Giovanni della Giudecca?, avec le titre de Lecteur de Philosophie. La Géométrie, un moment passée au second plan, l'Histoire et la Critique devinrent alors ses occupations préférées ef aussi le Droit, qui eut, du reste, une influence décisive sur sa destinée.
< L'étude du droit, explique-t-il, me fit réfléchir sur la validité des contrats, des actes publics ou similaires, et, parmi les autres, sur celui de ma profession dont je commençais à suspecter la validité » ‘. Et ses doutes se changeant en certitude, estimant que sa volonté n'avait pu jouer un rôle suffisant pour justifier les liens qui l’enchaînaient à la Règle, pénétré de cet esprit d'examen qu’il devait déjà pour le moins autant à son érudition qu’à l'influence de son Maître, poussé peut-être encore par
le cognizioni delle cose ». — Memorie ined. (Cicocna, Trattatelli ined., p. 12). C’est d’ailleurs ce qu'a justement noté Meneghelli : « …crebbe alla lingua e al ragionamento del calcolo, che l’astrinse ad essere l’interprete de’suoi pensieri anche quando s’iniziô negli arcani della pubblica economia, della metañisica o d’altri studi meno severi ». — (A. MENSGHELLI, Elogio di Giammaria Ortes, Opere scelte, t. III, p. 115). Voir encore Infra, chap. V, sect. I, 11, p. 299 et suiv. et aux notes.
1. — Dont Ortes parle dans sa Vita del P. Guido Grandi, p. 149, 157.
2. — Ce monastère fut supprimé dès 1772.