‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 140 sur 197 · SECTION II. — DE LA PRODUCTION · texte numérisé non relu

SECTION II. — DE LA PRODUCTION

Des trois facteurs de la production, qu’en vertu d’une tradition lointaine on s'accorde à reconnaître dans la Terre, le Travail et le Capital, Ortes, — soit qu’il subisse l'influence des Napolitains et des Milanais, surtout de

comme « un de ceux qui les premiers recoururent au calcul » dans leurs recherches économiques (JACQUESs MoRrEeT, L’Emploi des Mathématiques en Economie Politique, part. I, chap. I", $ I, p. 6). L'auteur fait une autre rapide allusion à Ortes. — d’après Palgrave — pour rappeler sa méthode, mais à propos du Calcolo sopra il Valore delle Opinioni (part. II, chap. I, $ IL, p. 78, n. 1), et non plus quant à la question économique proprement dite.

1. — Noter ce rapprochement de Carlo de Franchis, entre Ortes et Vilfreda Pareto : « Sotto molti riguardi Pareto è uno spirito affine a quello di Ortes. Ma... la differenza tra Ortes e Pareto consiste appunto in quseto : Ortes antivede la importanza del sentimento nella via sociale, Pareto ne studia e ne classifica le forme. Pareto quindi da reale ed immaginario, da teoria scientifica ed immaginazione, passa alla loro pratica manifestazione cioè ad’ azioni logiche ed azioni non logiche, Ortes non raggiunge questa distinzione, il concetto si agita in modo indistinto ; soltanto, occupandosi più a lungo di Economia, accenna à forza e ragione, particolare e comune, importanti cardini del suo sistema. Ciô che essi hanno in comune è la mentalità matematica e, direi quasi, lo spirito ribelle, aggressivo ironico. Ma Ortes è meno sereno di Pareto… Pareto è scienziato, Ortes è in preda al sentimento scientifico. » Giam. Ortes, Un sistema di Econ. matemat., nel 700, II, Aspetti e tendenze, p. 39.

Filangieri', de Genevesi’ et de Beccaria*’ ; soit qu’il se ménageât une justification des fidéicommis 4, — s’occupe tout d’abord, et surtout, du Travail.

$ I. — Du TRAVAIL

I. — Des diverses sortes d’occupations. — Leur origine. — Leur cause. — Reprenant la thèse du Christianisme sur la sainteté du travail, contraire aux théories de Xenophon et des Penseurs grecs, Ortes, en opposition avec Adam Smith — qui n'y voit qu’un simple élément avec la Terre et le Capital — fait au Travail la part prépondérante dans la production, le considérant même comme l’origine de la propriété. 11 avait du reste, dans son traité des Erreurs populaires, déjà cherché à justifier le travail en tant que source principale de la richesse.

Et ces occupations — vives ou mortes suivant qu’il s’agit, comme nous le verrons ’, du capital ou des rentes — se diversifient. Ortes recherche comment cette diversité a

1. — Delle Leggi polit. ed. econ., chap. IX (Cusropr ouv. cit., p. m., t. XXXII, p. 133).

2. — Lezioni di Economia civile, part. II, chap. VIII, $ I (CUSTODI, OUT. Cit., p. m., t. IX, p. 9).

3. — Elementi di Econ. pubblic., part. I, chap. I, $ XVII (Cusronr, ouv. cit., p. m., t. XI, p. 35). Voir encore : part. I, chap. II, $ XII (ibid., p. 37); Proluzione nell apertura della nuova cattedra di scienze camerali (CUSTODI, ouv. cit, p. m. t. XII, p. 172).

4, — Dans son Econom. Naëion., liv. V, chap. XX, XXI, XXII, XXIII (CUSTODI, ouv. cit., p. m., t. XII, p. 249 à 270), Ortes a touché, en effet, la question des fidéicommis.

5, — Econ. Nazion., liv. I, Della diversità di persone e di occupazioni in una nazione (CUSTODI, OUv. cit., p. m., t. XXI, p. 39 à 134). Il revient même à plusieurs reprises sur cette question : Econ. Nazion., liv. III, Degli occupati e dei disoccupati in una nazione (Cusrtopt, ouv. cit., ibid., p. 215 à 357) ; liv. IV, Dei beni confrontati coi terreni e colle occupazioni (CUSTODI, ouv. cit. p. m, t. XXII, p. 7 à 134).

6. — Errori popolari…, axiom. I, ï, IX, III, Passim. (CUSTODI, ouv. cit, p. m, t. XXV, p. 19 à 30). Il dit plus loin : « La misura delle rendite dee desumersi dalle occupazioni esercitate si sui terreni che sui prodotti, o sui capitali da essi estratti in massa », axiom. I, 1v (ibid., p. 31).

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