Supra, chap. III, $ VI, 1, p. 178, 179 et aux notes
5. — « …l’'autorità di Religione è necessaria all'imposizioni perchè sian giuste, oltrecchè non saran mai soddisfatte se la Religione in qualche modo non le impone, non credendosi i popoli tenuti a obbedire al sovrano quando la Religione non lo comandi. » Dell’ Autorità di Persuas. e di Forza (Op. varie autogr., Marciana, ibid., f° 109 recto ; CICOGNA, Trattatelli…., X, p. 55 in fine, 56 princip.). A
l'Etat croit à tort devoir assumer :. Les primaires suffisent en effet largement pour répondre aux exigences communes ?. C’est en ne voulant pas l’admettre que le gouvernement s’immisçant en toutes choses, se voit dans l'obligation, pour faire face aux dépenses, de lever des taxes excessives.
Par son objet, l'impôt doit donc pourvoir aux besoins de l'Etat. Mais ces besoins sont réels ou imaginaires réels, quand ils regardent le nécessaire, sont communs à tous ; imaginaires, quand ils touchent à certaines images de richesse ou de grandeur *. Et d’après Ortes, les impositions, à son époque tendant bien plutôt à pourvoir aux besoins imaginaires ou fantaisistes, doivent être critiquées comme arbitraires, incommodes, onéreuses #,
Comment conviendrait-il, à son avis, de répartir l'impôt ? C’est ce qu’il examine dans sa lettre à Ciani.
Ortes constate que la terre surtout, stable et impossible à céler, se trouve frappée par l'impôt‘. Cette considération faite, il blâme la taxation des fonds d’après leur étendue, leur qualité, éléments de leur valeur, ou d’après l'industrie qui les fait fructifier. Il estime, au contraire, que l’on devrait exclusivement se baser sur les « circonstances » plus ou moins favorables dans lesquelles se trouve le possesseur du fonds pour en retirer le plus de biens actuels possibles. Ce fondement, équitable sans doute, de l’assiette de l'impôt, est cependant difficile à déterminer. Pour connaître « ces circonstances », il conviendrait, dit Ortes, de s’adresser au propriétaire lui-
1. — Voir sect. II, $ III, 11, Supra, p. 331, les Idées d’Ortes touchant l’Interventionnisme.
2. — Lett. XXI, précit. (Cusrontr, ouv. cit., t. XLIX, suppl. p. 149).
3. — Tre Lett. a Michele Ciani, Lett. III, précit. (CUSToDI, ouv. Cit., p. m., t. XXIII, p. 360 in fine, 361 princip.).