‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 19 sur 197 · Memorie inedite. (Cicocna, Trattatelli ined., p · texte numérisé non relu

Memorie inedite. (Cicocna, Trattatelli ined., p

thrope:, vivant dans ce que Lampertico appelle une indipendentissima solitudine? n’eût guère de relations qu'avec des amis dévoués et fidèles. Mais à ceux-là il donne toute son affection, et se réjouit généreusement lorsqu'il leur advient quelque événement heureux : quand il apprend, par exemple, que Michele Ciani a été l’objet de la faveur du Grand Duc*°; et comme il s’ingénie à rassurer son ami inquiet d’une attaque de goutte 4, et quel chagrin à l’annonce d’une chute qu'il vient de faire ! A chaque page de sa correspondance, ce sont protestations d’attachement, marques du plus sincère dévouement, et jusqu’à des regrets que ses livres, dans les heures de tristesse, ne leur puissent apporter le moindre agrément‘. Car il à le souci de les intéresser, eux qui savent méditer ?, aux vérités qu’il découvre. Au surplus, ils sont à peu

1. — «per non approvare le tante caricature sociali del presente secolo, non intendo abbandonarmi al misantropismo o esser nemico de’ partigiani di quelle. » Lett. sulla Relig. e il Govern. Lett. IX, du 3 février 1781. (CUSTODI, ouv. cit., p.m., t. XXVI, p. 94).

2. — LAMPERTICO, Giam. Ortes e la Scienza econ. al suo tempo, p. 58. Dans sa lettre à l’abbé Eusebio della Lena (supra, p. 47, n. 4), il expliquait cette attitude : « Ed io credo che il seguitare ciascuno il suo movimento, senza confonderlo con l’altrui, formi l’armonia migliore fra gli uomini, siccome il seguitare ciascun pianeta la sua direzione, forma il sistema migliore dell universo. » (G. CADORIN, op. cit. Marciana, ibid.).

3. — Lett. XXIX préc. à Ciani. (CUSTODI, ouv. cil., p.m, t. XXIV, p. 407).

4. — Lett. XXXIV, préc., à Ciani. (CusTont, ouv. cit., ibidem, p. 419).

5. — Lett. XLIII, de Venise, 29 janvier 1785. (CUSTODI, Ou. cit., ibid., p. 441).

6. — « Sento con vero dispiacere… ch'’ella conservi ancora alquanto di sua tristezza, e vorrei pure che ne fosse libera e sollevata del tutto. I miei libri non possono a questo giovarlo.. » Lett. XXVI, à Michele Ciani, de Venise, 10 mars 1781. (CUSTODI, ouv. cit, ibidem, p. 399).

7. — ëconomia Nazionale, Disc. prelim., XIII. (CUSTODI, ouv. cit., p.m., t. XXI, p. 37 in fine). Voir encore Riflessioni sulla Popolaz, Prefaz. (Custont, ouv. cit., p. m., t. XXIV, p. 14).

8. — Dans la préface de son ouvrage sur les Sciences Utiles et Agréables, il parle de la satisfaction éprouvée à trouver la vérité, et il ajoute : « ho pensato di sterder qui quelle consi-

près les seuls qui le comprennent. Aussi, éprouve-t-il une satisfaction particulière à leur communiquer ses écrits, pour les faire bénéficier du fruit de ses méditations 1. A cela se borne son ambition. Il ne cherche pas, en effet, — malgré un désir secret peut-être qu’il dévoile à l’occasion ?, — à tenter cette chose impossible, d’instruire la foule « qui ne sait lire et encore moins écrire » *.

Mais pour atteindre ce but pas n’est besoin d'importants tirages, et les ouvrages qu'Ortes consent à faire imprimer ne le sont qu'à un petit nombre d’exemplaires Dans une lettre à Michele Ciani, au sujet de l'Economie Nationale, il parle de dix-huit ou vingt, au plus”. Il lui arriva bien, une fois, d'accepter un tirage à cent cinquante exemplaires mais il ne recommencça pas, et, pour ses Fidéicommis, si chers cependant, un tirage à cent vingt lui suffit « dont je ne parviendrai à distribuer pas même la moitié », ajoute-t-il‘. De plus ces ouvrages ainsi « im-

derazioni che presso à poco mi han condotto alla cognizione delle verità medesima, affine di procurare ancora in uno o due altri almeno quella soddisfazione che ho riportato in me stesso. » Delle Sciense Utili e delle Dilettevoli, Prefaz. (CUSTODI, ouv. cit., ibidem, p. 121).

1. — Il disait en effet : « Io. non ho trovato libro. che mi persuadesse del tutto, à perciô ho procurato di persuadermi da me stesso; e se gli altri libri mi avessero meglio persuaso, io non avrei scritto i miei libri. » Annotaz. degli Errori popol., Annotaz. I. (CusTopt, ouv. cit., p. m., t. XXV, p. 241).

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