Vita del P. Guido Grandi, p
8. — Il écrit dans son Essai sur la Philosophie des Anciens : Ahi qual disperde lieve soffio d’aura I1 fumo della Vita ! Ahi da qual filo Debole pende !… (Saggio della Filos. degli Antichi, part. III, Récitatif III, p. 52 in fine, 53 princip.).
Il ne semble pas cependant, même devenu sourd et presque aveugle, au point de ne pouvoir plus se déplacer !, qu’il y prêtât jamais une particulière attention ?. On n’en trouve, du moins, nulle trace dans sa correspondance. « Je sens déjà, écrit-il au contraire, que s’achemine l'affaire mais je ne me tourmente point pour cela. ». Et il ajoute avec tranquillité : « Tout ce qui commence doit finir et le sage doit s’accoutumer à considérer sa mort avec indifférence. »°. Nourri de la philosophie la plus élevées, éclairé sur les joies sages comme sur les vicissitudes amères de la vie, ne donnant aux unes et aux autres plus de pensées que n’en comporte la vérification de leurs causes, la mort entrevue ne retint pas plus son attention que les préoccupations les plus naturelles. « L'hiver m’a tellement recroquevillé et diminué de corps et d'esprit, que je ne me rappelle ni ne me trouve plus ce que j'étais avant. Et cependant cela ne me consterne pas : il sera de moi ce dont en aura disposé la Providence éternelle. » 4 Jusqu'à la fin, il fit preuve de cette résignation qu’il devait à sa force morale autant qu’à sa foi religieuse.
Il sut mourir comme il avait vécu, dans cette lumière de l'esprit, reflet de la sérénité de son âme, avec une dignité fière qui n’est pas sans grandeur.
1. — « Al presente i miei incomodi son tali e tanti, ch’io non posso più assicurarmi di passare un mese senza il bisogno di quell’ assistenza che non si pu avere che dai propri domestici e nella propria casa. » Lett. XXXI, précit. à Ciani. (CUSTODI, ouv. cit., p. m., t. XXIV, p. 412).
2. — « E’ viltà temer la Morte. » (Saggio della Filosofia degli Antichi, part. III, Coro, p. 42).
3. — « Io gia vedo che s’incammina l’affare, ma non perciô mi sgomento. Tutto quel che ha principio e progresso si sa che dee avere il suo decremento o il suo fine ; e il saggio dee avvezzarsi à riguardare il suo fine e a trovarsi ad esso con quella indifferenza colla quale si trovava al suo principio, persuaso di una provvidenza saggia, immutabile e eterna. » Tre Lett. à Michele Ciani, Lett. II, précit. (CUSTODI, ouv. cit, P. m, t. XXIII, p. 357 in fine, 358 princip.).
4. — Lett. LIII, à Michele Ciani, de Venise, 9 décembre 1786. (Cuszropt, ouv. cit., p.m., t. XXIV, p. 467).