II. — LES DIVERS OUVRAGES SCIENTIFIQUES D'ORTES
Parmi les ouvrages d’argument scientifique d’Ortes, certains n'’offrent guère d'intérêt, comme les huit Cahiers d’études qui, à la Marciana, contiennent des solutions de problèmes de Géométrie analytique, des éléments de Géométrie, d’Astronomie, de Mécanique, d’AIgèbre *. D’autres ne sont guère que des tentatives de vulgarisation comme les Institutions de Physique‘. D’autres reflètent plus particulièrement des préoccupations de l’époque, comme le Calcul sur les Jeux de la Bassette et du Pharaon * ou le traité sur 1a Probabilité de gagner ou
1. — Lett. in propos. della Econ. Nazion., Lett. IV, à F. Neri, 12 juillet 1777 (Custonr, ouv. cit., p. m., t. XXIII, p. 109). Infra, chap. V, De l'Economie Nationale, sect. IV, $ III, p. 358, n. 2, et aussi sect. II, $ I, xx, p. 316 et suiv. et aux notes.
2. — Riflessioni dimostrative sopra le Memorie della Corte di Berlino (Opere varie autogr., Marciana, It. class. II, cod. CXXXVIII, fo 71 recto). Infra, chap. III, $ VII, p. 183 et n. 1.
3. — Voir Alcune soluzioni di problemi geometrico-matematici; Elementa geomatriae, Astronomiae, Mechanicae, Algebrae.… Dans son Elenco delle Opere manoscritte di G. M. Ortes, en Appena. aux Trattatelli, n° xLvrrr-Lv, Cicogna mentionne des Elementa Geometriae, Astronomiae, Mechanicae, Algebrae… et les dit figurer aux Manuscrits de la Marciana. Mais ces Elementa ne se trouvent dans aucun des Codes de la Marciana. L'erreur commise par Cicogna provient sans doute de ce que la Marciana possède deux volumes (Cod. Lat. VIII, 96-97) contenant des Elementa Geometriae, Trigonometriae, Algebrae et Arithmeticae, et des Institutiones Mechanicae, Astronomiae et Opticae, mais ces écrits sont de Guido Grandi et non d’Ortes. Ortes s’est borné, ainsi du reste qu’il est précisé dans un Avertissement, au premier Code, à les écrire de sa main.
4. — Istiturioni di Fisica, Marciana, It. class. IV, cod. CXCVI, 5, — Calcola sopra à Giuochi delle Bassetta e del Faraone.
de perdre aux cartes !. Il s’attaquait là sans doute à une des branches les plus ardues des mathématiques. Mais il n’y fit point œuvre de novateur’. Il publia enfin un certain nombre d’Observations sur des problèmes ou des questions mathématiques, et des Lettres spéciales qui retiendront un moment notre attention,
Avant d’aborder le rapide examen de ses ouvrages, nous rappellerons sa Vie de Guido Grandi.
1. — Vie DE GUiIno GRANDI — Dans la Vie de Guido Grandi, un de ses premiers écrits , on a ‘un aperçu d’ensem. ble des connaissances scientifiques d’Ortes : il y examine les diverses productions de son Maître, les commente, les explique, les discute, les défend. C’est là où vraiment il nous apparaît comme un esprit critique de haute valeur, doué d’une vaste culture, et pareïllement apte à mettre au point toutes les questions qu’il aborde dans cette étude, les unes d’actualité, les autre de doctrine.
L'œuvre de Guido Grandi, en effet, est considérable : Mathémathique, Philosophie, Critique, Histoire, Poésie, Jurisprudence, sont successivement étudiées par lui‘. Ortes aurait pu faire une froide compilation de ses divers traités. Il ne s’est pas borné à ce rôle facile. De chaque ouvrage il a précisé la valeur, roté l’importance, signalé l'utilité. Et la tâche s’avérait difficile, surtout pour la
Aggiuntovi un estratto di lettera sopra il Giuoco pubblico di Venezia. À Venise, MDCCLYVII, Giamb. Pasquali, in-4°. La Lettre est écrite de Venise à Vienne et porte la date du 8 janvier 1752. Il existe à la Marciana un exemplaire de l’ouvrage avec la mention manuscrite d'Ortes « Di Vienna questo di 14 Febbrajo 1756 della Natavità ».
1. — Sulla probabilità di vincita o di perdita nel giuoco delle carte. (Studi varii autografi, Marciana, It. cl. XI, cod. CXXXV, f° 3 à 12 recto et verso).