Infra, D. 73, n: 3 et
3. — Vita del P. Guido Grandi, Abate camaldolese, Matematico dello Studio pisano, scritta da un suo discepolo (Venise, Giamb. Pasquali. 1744). Voir notamment Supra, chap. I, p. 4, n'4##2600. l:MS8 MN 16 "E1C:
4, — A la suite de son Eloge, Ortes donne la liste complète des très nombreux ouvrages de Guido Grandi.
partie mathématique, car Guido Grandi fut un des grands savants de son temps.
Tantôt illustrateur d’Appolonius, d’Archimède, d’Eugenio, de Galilée !, de Viviani,; tantôt s’attachant à des théorèmes de mathématique transcendantale ; tantôt s’arrêtant à des problèmes élémentaires pour expliquer les principes de l’Analyse et ce la Synthèse, il apparaît comme un des esprits les plus complets du xvrr siècle. S’affirmant rigoureux cartésien ?, il applique une méthode originale à des problèmes qui avaient déjà été résolus, ou auraient pu l'être, par le raisonnement synthétique des Anciens. À la synthèse, en effet — où Descartes voit un examen des causes par leurs effets ? — il préféra lui aussi l’analyse, la synthèse ne devant intervenir qu’une fois la résolution poussée jusqu’au bout.
Ortes le suit cependant pas à pas : par touches successives, par des appréciations personnelles, par des observations appropriées, il met en lumière les conceptions de Guido Grandi qui cffrent tant de difficulté de compréhension ; soutient ses théories où lui paraît enclose l'essence même de la Mathématique ; expose les difficultés auxquelles il se heurta“, le tout avec une
1. — Notons en passant qu’Ortes avait la plus grande admiration pour Galilée. Il en parle souvent dans ses ouvrages : voir par exemple : Delle Scienze Utili e delle Dilett., chap. XII (CusTopr, ouv. cit., p. m., t. XXIV, p. 192); Chap. XIV (Gbid., p. 205, princip.) ; chap. XVI (Studi varii autografi, Marciana, It. class. XI, cod. CXXXV, f° 67 recto ; Custropt, ouv. cit. t. XLIX, suppl., p. 259, 260) ; Errori popolari, Prefaz. (CUSTODI, ouv. cit., DM TX XV ID: #18)