‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 5 sur 197 · L’Ortes perô abbandonando la cocolla rimase prete · texte numérisé non relu

L’Ortes perô abbandonando la cocolla rimase prete

Nous verrons d’ailleurs, par la suite, dans son œuvre économique, et surtout dans son traité Des Fidéicommis :, qu'il s’affirma le serviteur enthousiaste et fidèle de l'Eglise?. Dans une lettre écrite des années après son abandon de la Règle, il se disait du reste «ecclésiastique de profession » *.

Le 15 juin 1744, après un séjour de treize mois à Bologne, Ortes revint à Venise. Là s’interrompent ses Mémoires d’ailleurs très courts : à partir de ce moment, les précisions sûres nous font défaut. C’est à peine si, par sa correspondance et ses œuvres, on peut le suivre dans ses voyages et ses villégiatures qui apportaient, de temps à autre, de courtes trêves à sa vie, tout absorbée par les études auxquelles il s’'adqgnnait en pleine tranquillité dans la demeure accueillante de son ami Urbano Bottazzi, ministre de la Poste de Ferrare à Venise, où il s’éteignit le 22 juillet 1790, à soixante-dix-sept ans passés.

Ortes, tant que vécut son père, ne s’occupa guère des affaires familiales. Mais, celui-ci disparu, il dut, en plein âge mûr, s’efforcer de maintenir le bon renom de la maison de commerce. Hélas ! une formation toute spéculative ne vaut pas, en général, grand’chose dans la vie

secolare ». (Trattatelli ined., Annotazioni, p. 18, n° 12, in fine). Ferrara, parlant d’Ortes, dit, lui aussi : « lo dico …fanaticamente religioso, educato in convento per modo che tutte le meditazioni del pubblicista non valsero più à distruggere in lui il marchio del frate ». Prefazione alla Biblioteca dell’ Economista (Prima serie, Trattati complessivi, vol. III, p. XX, XXI...).

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