‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 91 sur 197 · Rifless. sopra à Drammi…., p · texte numérisé non relu

Rifless. sopra à Drammi…., p

s'affirmer ainsi. Ortes nous le dépeint de tout autre façon : « Présentement on n’exige rien de plus du Drame qu’un bon mélange de musique artificielle entrecoupée de danses, elles aussi artificielles !. On n’a cure de ses divers éléments constitutifs. Le sujet ? On le néglige complètement. L'expression, qu’elle soit de paroles ou de gestes, ne trouve plus d’extériorisation adéquate dans la musique ou la danse pratiquées. Quant à la décoration, elle n’est pas davantage en harmonie avec le sujet traité ?. Comment cette transformation a-t-elle pu s’opérer ? Ortes en donne deux raisons : une de portée générale, l’autre particulière. Pour la première, il constate que les hommes ont plus d'oreille que de cœur, et, par suite, sont plus attirés par l’artificiel d’une musique gaie qui parle surtout aux sens. La seconde raison est non moins effective : c’est la nécessité de suivre le goût des Grands, ignorants la bonne manière de se divertir, car il n’est guère courant de trouver en eux une aptitude spéciale à s’attendrir sur les fictions sentimentales des héros de théâtre <. Du reste, cette insouciance et ce manque de recherche se retrouvent au même degré dans le peuple qui < court au théâtre pour une trompette, pour un basson, pour un turc sur une corde, pour un anglais sous une perche ou pour quelque semblable ineptie qui supplée au drame le mieux conçu »°. Le goût allait en effet décli-

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