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In San-Cassano e in San-Mosè sono due opere bur

lesche in musica che piacciono. E tant’ è : il gusto del teatro musicale, che nel serio è del tutto caduto in Italia, si rinnova adesso nel buffonesco. » Lett. à Fr. Algarotti, de Venise, le 4 décembre 1750 (G. CaDoRIN, ouv. cit., Marciana, ibid).

3. — C’est du reste la même constatation qu’il fera près de vingt ans plus tard dans ses Réflexions sur les Objets appréhenbles où il précise : « Avvien ben spesso che un orazione, un poema, un’ azione teatrale dettata secondo tutti i precetti che ne danno Longino, Aristotele, Orazio e Gravina, dissecca nondimeno l’anima e fa sbadigliare, quando un’ altra senza quelle regole, ma ornata più di strane apparenze attrae tutto il popolo sia nobile o ignobile, il quale seguace del diletto, schiva ogni istruzione per esso e prevenuto anzi per lo miserabile falso apparente, che per lo vero naturale e verisimile ancora, non intende precetti, per cui sia quello confinato e ristretto…. » Rifless. sugli Oggetti apprensibili…., chap. XVII, n. 3, p. XCII.

4. — « il ridurre il teatro a leggi e a regole di ragione sarà sempre una vana occupazione di chi non trovando in esso divertimento, vorrebbe almen confondere quello degli altri e mostrar intelligenza fuor di proposito. » Rifless. sopra i Drammi…, p. 38.

5. — Calisso Spergiura, Azione drammatica, da rappresentarsi per Musica a quattro voci. À la Marciana. Le Drame est divisé en deux parties, comptant l’une et l’autre six scènes dont quelques-une très courtes (par exemple les scènes IV et VI de la I” partie ; la scène III de la IlI:). L'action se passe dans l'Ile d'Ogygie, et, de l’aveu d'Ortes, ne devait pas durer trois heures, afin de ne point fatiguer le spectateur par une trop longue attention. (Voir Prélim. au Drame, p. 41).

composée à Vienne !, écrite à l'italienne — c’est-à-dire, nous le savons, avec subordination du poète à l'acteur — et de « sujet amoureux » 2.

Quatre personnages — la nymphe Calypso, sa suivante Eucarie, Télémaque et Néarque, ancien compagnon d'Ulysse que Calypso a retenu dans son île — animent l’action. L’intrigue, puisée dans la Légende grecque, est l'épisode final du séjour de Télémaque dans l’île enchantée où son père connut tant de douces ivresses. Calypso, aujourd’hui éprise de Télémaque, comine elle le fut jadis d'Ulysse, s'efforce en vain de gagner sa tendresse, bien qu’elle lui sache le cœur déjà plein de l’image d’Eucarie.

Dès la première Scène, nous comprenons que tout ne va pas au mieux entre la nymphe et Néarque. Calypso, en effet, ne veut plus tolérer la jalousie de son amant et le lui dit sans ambages :

« …Restan più staneze

Libere nel mio cor. Se in esse accolgo Altri, che perdi? O a che doler ti dei

Se dalla tua scacciato ancor non sei ? » à.

A cette apostrophe menaçante, Néarque essaie de se justifier en lui reprochant, avec mesure, les soins qu’elle déploie pour gagner la tendresse de Télémaque :

« …e se non vieti il dirlo, Par che l’amante ora nei modi tui Più gli offra in te, che non ricerchi in lu » *.

Et Calypso demandant en quoi son attitude envers le fils d'Ulysse lui paraît singulière, Néarque, minutieux dans sa jalousie, la précise en quelques traits :

1. — L’exemplaire conservé à la Marciana porte la mention manuscrite (p. 103) : « Il ms. in fine era segnato di Vienna, questo di ultimo 8bre 1755 ». Notons que cet exemplaire contient certaines corrections ou adjonctions de la main d’Ortes, par exemple, part. I, sc. II, p. 54; sc. VI, p. 74, 75.

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