‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 98 sur 197 · Part. I, sc. V, p · texte numérisé non relu

Part. I, sc. V, p

Saisissant ce prétexte dans un élan de jalousie féroce, elle lui fait même croire qu'Eucarie méprise son amour et rit de ses transports :

« Del tuo Troi0os0

Amor per liberarsi il mio t’offerse ; E nel secreto, d’un eroe qual sei Meco si ride >!

Et elle achève de l’accabler en lui annonçant qu’il ne la reverra jamais plus et qu’il devra quitter l'Ile au plus tôt.

Désespéré devant cette soudaine infortune qui le frappe en plein espoir de bonheur, Télémaque demeure, seul, en proie à la honte et à la douleur. Mais son cœur généreux se ressaisit vite pour de viriles résolutions :

& Vinto è già da forte sdegno Di ragione compagno audace Quell’affetto contumace

Che sorprendermi tent.

Consiglier di me più degno Parla al cor l’offeso onore.

Quell’onor che sul mio core Già l’impero s’acquisto >» ?.

Dans la première Scène de la deuxième partie, nous apprenons le changement profond survenu chez Calypso, désormais triste et pensive. Eucarie lui en marque son étonnement en dépeignant l'attitude nouvelle de sa maîtresse :

« Il non curarsi

Dei soliti diletti,

L’obbliare se stessa, e l’evitare L'incontro o l’annoiarsi

Della presenza altrui… »®.

Calypso tente tout d’abord de persuader Eucarie que Télémaque n’est pour rien dans ses préoccupations. Elle

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