‹ Gianmaria Ortés: Économiste Vénitien 1713-1790Chapitre 106 sur 155 · Lett. XV, précit. (Cusropt, 5bid:, p · texte numérisé non relu

Lett. XV, précit. (Cusropt, 5bid:, p

8. C'est le systime que nous avons déjà vu exposé dans son explication du surenchérissement de la vie ($ 1, 3, Supra, p. 166 et suiv.).

OUR de cadendo ogni imposizione maggiore sopra alcuni in aggravio minore di tutti, ogni esenzione altresi maggiore da quella a favore di alcuni dee tornare in sollievo minore di tutti.» (Ærrori popolari……, axiom. IV, 7) (Cusropt, p. m., tom. XXV, p. 136)

10. Axiom. IV, 5 (CusToDi, #bid., p. 124 et 135). — Voir également axio. VI, 3 (Cusrtopt, ibid. p. 178).

A, FAURE j 12

fier le Pr ecclésiastique, il déclare que l'Église, comme la noblesse au reste, ne peut, sans s’avilir, — par suite de la sublimité de sa mission, —— demander un salaire quelconque en récompense de ses services; elle doit se contenter des offrandes ou dotations, qui lui sont spontanément offertes. S'il en est ainsi, on voit malaisément comment les taxes, grevant les terres ecclésiastiques comme toutes autres, pourraient d’une façon quelconque être recupérées sur les fidèles sous forme de majoration du prix des sacrements. C'est par là démontrer l’inanité de l’avantage que l’exemption pourrait apporter. Bien plus, d’après le raisonnement proposé, il y aurait lieu de faire des immunités une règle générale non point pour l’Église, dans l'impossibilité morale de tarifer ses services, mais pour tous les autres occupés. Ce qui revient à dire que l’Église seule ne devrait pas profiter des immunités ! D'ailleurs, à l’admettre telle quelle, la théorie de Ortes serait la négation de tout impôt, même de ceux qui économiquement, et de son propre aveu, se justifient quant à leur utilité. É

Dans son traité des Fidéicommis, Ortes revient sur la question !, en justifiant la distinction entre les biens ecclésiastiques et les biens laïques ?, et toute la faiblesse du système apparaît à nouveau nettement. Ainsi, après avoir admis la légitimité des charges fiscales, nécessaires aux « besoins de la nation », il ajoute que l'influence persuasive du clergé, indispensable pour amener le peuple à contribuer à ces dépenses, n'aura d'efficacité qu'autant que

1. Il l’avait d’ailleurs déjà touchée dans ses Lettres sur la Religion et le Gouvernement des peuples. Cf. notamment lett. XV, précit. (Cusropt, p. m., tom. XXVI, p. 281 et suiv.); lett. XVI, précit. (1bid., ! P. 314, 315).

2. Dei Fidecommessi, Liv. II, chap. XVI (Cusrop1, p. m., tom. XXVII, p. 296 et suiv.). S

l'Église ne sera pas elle-même taxée: dans le cas contraire, « ses persuasions seraient inutiles et même apparaîtraient comme absurdes et ridicules » !, Evidemment ce n'était pas prêcher d'exemple...

D'ailleurs, -expose-t-il encore, l’usage différent réservé aux richesses ecclésiastiques et laïques légitimerait ces immunités : les richesses laïques sont, en effet, employées au luxe, au faste, au confort particulier; les revenus de l'Église, au contraire, exclusivement destinés à l’exercice de la religion et au soulagement des pauvres. Ortes oubliait une fois de plus qu'il convient de n’être pas trop exclusif ni trop absolu, et l’on ne peut que regretter de rencontrer chez lui, en faveur de l'arbitraire le plis monstrueux, une telle et si aveugle partialité pis ot k |

$ 111. — De l'Industrie, du Commerce et de la Fortune nationale. - .

Nous avons vu les Économistes italiens placer dans le commerce et l’industrie, en même temps que dans l’agriculture, les sources de la richesse nationale. Sur ce point Ortes est d’un avis sensiblement divergent : il considère le commerce et l’industrie non pas comme des éléments de prospérité nationale, mais tout au plus comme des moyens influant sur la

distribution des biens ÿ.

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