‹ Gianmaria Ortés: Économiste Vénitien 1713-1790Chapitre 105 sur 155 · Des immunités · texte numérisé non relu

Des immunités

Contrairement aux principes chers à Genovesi, qui s'élève contre le retrait des biens de la circulation et l’accaparement

1. Tbid. (Cusropi, 1bid., p. 382, 385). — Beccaria, nous l’avons vu (part. I, chap. I, $ I, 2, Supra, p. 33, in fin., et 34, princip., note 1), redoutait également le contre-coup du développement industriel sur l’agriculture.

3. 1bid., p. 388. — Voir encore sect. I, $ 11, 3, supra, P. 146 et note 2.

des terres ira Filangieri, qui combat l'accumulation des biens ecclésiastiques ?; à Galiani, qui veut l’universalité des charges 3; à Corniani 4 Ortes — comme Carl du reste 5 — admet très bien l’immunité des terres ecclésiastiques. Non seulement il l’admet, mais, ce qui est. plus grave, il la défend, la considérant comme indispensable $, comme la caractéristique du catholicisme ? ! Et de la sorte, en contradiction formelle avec ses théories de justice et d'égalité, il consacre l'existence de privilèges universellement condamnés. Mais sa thèse, bien que partant d'un point de vue exact, est plus ingénieuse que probante.

L'impôt, dit-il, et avec raison, ne frappe pas seulement ceux dont il grève le patrimoine, mais encore, médiatement, ceux qui doivent acheter les produits des occupés taxés #; toute immunité tournerait donc indirectement à l'avantage de chacun *.

Une objection péremptoire, tirée de Ortes lui-même, suffit pour condamner son argumentation. Dans ces mêmes Erreurs populaires, bien plus, dans le même Axiomet, et pour justi-

1. Part. I, chap. I, $ xx, 1, supra, p. 14, note 4; p. 20, note I; p. 21, note I.

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