Des Fidéicommis aux famulles
Il est dans la nation, dit Ortes, des familles dont les traditions d'honneur, de courage, de valeur militaire, sont l’apanage. I} importe qu’à celles-là des fidéicommis soient attribués pour les distinguer des familles populaires, pour éviter le désordre et la confusion qui résulteraient de la possibilité pour tous d'accéder aux charges !! S’engageant même plus loin encore dans cette voie, se rattachant aux idées chères à l’aristocratique Venise, il légitime les privilèges dus à la naissance et — contradiction avec ce qu’il préconisait ? — déclare que les gouvernements démocratiques et les monarchies électives sont désordonnés, confus, divisés par les partis à: il se fait ainsi l’apologiste du despotisme, ce qu'il n'avait encore jamais osé soutenir... É
Les fidéicommis, qui assurent la subsistance indépendante des nobles, apparaissent dans son système comme un critère de leur caste 4: A son avis, il ne peut y avoir là que des avantages, notamment au point de l’économie commune, les charges nationales pouvant ainsi, par la noblesse, être gratuitement assumées. .
1. Der Fidecommessi, Liv. I, chap. VI (Cusropi, 5bid., p. 50).
2. Cf. part. I, chap. IL, $ 11; supra, p. 83, note 4; p. 86, note 6.
3. Dei Fidecommessi, liv. 1, chap. VI (Cusropr, ibid, p: 51, in fine, 52, princip.).