De l’origine des Fidéicomms
. Lorsque, par le travail, l’homme se trouve amasser des biens meubles, ou leur équivalent, l’argent, il va les échanger contre des biens stables pour les conserver et les pouvoir plus sûrement transmettre. Mais il peut craindre que ces biens, fruit de ses peines et quelquefois même de ses privations, ne soient, après sa mort, gaspillés par ceux auxquels il les aura laissés, et ce contrairement à son désir de voir son nom et sa race honorablement perpétués ?. Voilà pourquoi, au lieu de laisser un patrimoine foncier libre de toute obligation, il le grèvera d’une indisponibilité particulière : 1l le confiera, le commettra à ses héritiers, à charge par eux de le conserver à leur usage pour le transmettre, à leur tour, à leurs ayants droit, auxquéls sera imposée la même obligation. :Aïnsi, de génération en génération, la famille aura son existence assurée. Telle est l'institution, tel est le but des fidéicommis #. Or, il arrive quelquefois qu'à défaut d’héritiers directs ou collatéraux, les biens du de cujus sont, dans les mêmes conditions, confiés à la garde et à l'administration de l’Église ou d’une fondation religieuse.
HSE nè le‘ une nè le altre istituzioni siano di danno o di pregiudizio alcuno, ma... siano tutte ugualmente al comune delle nazioni di molto utile e giovamento...» (Dei Fidecommessi, lv. I, chap. I. in fine) (CusroDi; ibid., p. 27).
2. Dans le système de Ortes, cette éventualité se conçoit d'autant mieux qu'il considère la grande pauvreté comme une cause normale de disparition des familles (chap. III, sect. IT, infra, p. 233).
3. Dei Fidecommessi, iv. I, chap. V (Cusropt, 2bid., p. 44 et suiv.).