Des Fidéicommis aux fondations pieuses
Mais dans la nation il n’est point que les ecclésiastiques et les nobles. Il y a encore, au bas de l'échelle sociale, une foule de gens de condition très modeste ou même pauvre, — conséquence, nous le savons, de a splendeur des riches, — et dont l’indigence, due surtout au défaut d'occupation, doit être secourue ? : ce sera l’objet des fidéicommis réservés aux associations religieuses... Ortes s'efforce du moins à le démontrer ?. Ces fidéicommis, en effet, auraient pour résultat de favoriser, dans l'État, l’industrie et le commerce — dont l'utilité, d’abord méconnue, semble, pour les besoins de sa démonstration, apparaître enfin à l’auteur. L'existence des pauvres, dit-il, est étroitement unie à la prospérité des manufacturiers et des commerçants #, et les fondations qui assure-
ront le développement d’une telle activité ne peuvent qu'être
1. « Fuori d’un simil possesso (des biens stables) la religione nelle nazioni non avrebbe stabilimento veruno e vi rimarebbe dubbia ed incerta. » (Dei Fidecommessi, liv. I, chap. VIT) (CusroDt, tbid., p. 55). — Voir encore p. 56 et 57, in fine.
2. Dei Fidecommessi, liv. 1,-chap. XVII (Cusropt, tbid., p. 131 et suiv.).
Se . Fidecommessi, lv. I, chap. XVIII (Cusropi, 2bid.,<p. 138 et suiv.). fe
4. Dei Fidecommessi, Gv. I, chap. VIIT (Cusrtont, ibid., p. 69).
196 GIAMMARIA ORTES
encouragées; elles auront encore pour résultat d'empêcher l'oppression et l'esclavage d’une moitié du genre humain par l’autre.