‹ Gianmaria Ortés: Économiste Vénitien 1713-1790Chapitre 22 sur 155 · C£. supra, p. 17, note 5. · texte numérisé non relu

C£. supra, p. 17, note 5.

9. Elementi di Econ. pubblic., part. IV, chap. IX, $ Lvr (CusTopi,

A. Faure : 6)

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la théorie physiocratique — serait d’après lui le seul profitable, parce que source d'augmentation de la richesse nationale que le commerce interne serait impuissant à procurer |. Voilà pourquoi il se déclare surtout partisan de la liberté du commerce des grains ?.

II. L'Industrie. — À Milan, vieille cité industrielle 5, les théoriciens ne parlent guère de l’industrie. Verri est tout absorbé par sa loi des échanges, et Beccaria réserve toute sa faveur à la terre. Ce dernier cependant fait, dans ses Leçons, une part assez importante aux «arts et manufactures ». Il s’attarde à examiner notamment les obstacles qu’il rencontre *,

p. m., tom. XII, p. 165}. Le concours de la noblesse, en effet, apporte à son avis un élément de plus à la concurrence, qui est à ses yeux une condition essentielle de prospérité commerciale.

Den il commercio interno vi ha bensi un immediato rapporto __ come animatore e creatore di produzioni e di opere, ma non come commercio di profitto, perchè il profitto di un cittadino & a spese dell'altro; +": i profitti del commercio esterno sono in vantaggio dei cittadini a spese dei non cittadini. » (Elementi…., part. IV, chap. IV, $ xxiv) (Cusropi, 1bid., p. 83). — Voir l'opinion des Napolitains, supra, p. 18, note 3.

ARCS si potrà dire che la massima di un’assoluta libertà... sia la vera massima economica che generalmente dovrassi adottare, perchè allora si stabilisce il vero, naturale e costante prezzo delle cose tutte.. » (Elementi…., part. IT, chap. V, $ L) (Cusropr, p. m., tom. XI, p: 202).

3. Milan n'était plus, il est vrai, telle que l'avaient connue les Visconti et les Sforza dans leur splendeur où même Charles-Quint pendant sa domination. L'industrie lainière, au xvirie siècle, est en pleine décadence et les fabriques, de 70, réduites à 15; l’industrie de la soie compte 24,000 artisans de moins, et il en va ainsi pour tous les métiers. Cf. sur la matière G. R. CarLi, Relazione del censimento, part. I, $$ xxxII1 à XxxvVI (CUSTODI, p. m., tom. XIV., p. 228 et suiv.). ___ Voir encore sur l’état de l'Italie et du Müilanais au xvirie siècle, CANTÜ, op. cit, $ v; VErRr, Memorie storiche sull’Economia pubblica dello. stato di Milano (Cusroptr, p. m., tom. XVII, p. 5 à 189).

4. Elementi…., part. III, chap. IT, $$ 1x à x1X (CUSTODI, p. m,, tom. XI, p. 276 à 293).

et les stimulants les meilleurs 1. Il note encore ses préférences dans le sens de la production des objets d’un usage courant et général?. Il se révèle protectionniste en préconisant la taxe douanière sur la sortie des matières premières #, sur l'entrée des objets manufacturés étrangers, tout en recommandant de favoriser l'exportation des produits nationaux #. Adversaire des privilèges et des corporations 5, il est un partisan déterminé de la division du travail.

III. L’Agriculture. — C'est à l’agriculture qu'’allaient, en général, tous les soins des Économistes milanais; cette tendance est surtout caractérisée chez Beccaria f.

Beccaria, en effet, va jusqu'à redouter que l’industrie

1. Il croit les avoir trouvés dans les honneurs et les récompenses matérielles offertes : $ xx11 (CUSTODI, 2bid., p. 297).

2. Elementi, part. IIT, chap. III, $ xxvir (Cusropt, ibid., p. 3106). Il reconnaît cependant, au point de vue du commerce, l’utilté du luxe, notamment en ce qui touche la répartition. Cf. Elementi.…., part. IV, chap. V, $ xxx11 (Custopt, p. m., tom. XII, p. 107); $ XXxIV (2bid., p. 110).

3.: Elementi…., part. III, chap. II, $ xx111 (CUSTODI, p. m., tom. XI, P. 299 à 303). age

4. $ xxIV (Cusropi, 1bid., p. 303). — Voir encore Proluz. nell'apert.

. della nuova cattedra..… (Cusropt, p. m., tom. XII, p. 72).

5. C’est ainsi qu’il prit une part active au remplacement des corporations en 1774, supprimées, — sauf pour les pharmaciens, — par les Chambres de commerce. Beccaria fit même un rapport sur la question et prépara une ordonnance en vue de donner aux ouvriers des garanties que l'abolition du système corporatif avait pu rendre nécessaires. Il voulait que les Chambres de commerce, tout en laissant l’industrie libre, pussent conférer aux maîtres-ouvriers des patentes spéciales susceptibles de donner à l'étranger toute confiance au point de vue de la perfection des produits nationaux.

6. Parlant par exemple de l’industrie, il en profite pour inanifester ses préférences à l'égard de l’agriculture (Etementi di Econ. pubblic., part. III, chap. I, $ vi) (Cusropi, p. m., tom. XI, p. 270 et suiv.). Verri lui-même la tient en grande faveur et l'indique, nous l'avons vu, comme un stimulant très efficace au développement de la population.

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n’enlève à l’agriculture les bras dont elle a besoin !. Pour lui, la terre seule peut multiplier la matière, et créer des produits nouveaux ?. Elle est par excellence l'élément de « production première » #. Son importance est capitale: en un mot, c'est l’ «agriculture politique » que l'on ne saurait trop encourager *.

Contrairement à Verri, qui était partisan du morcellement de la terre, Beccaria estime que la grande culture seule peut donner des résultats vraiment profitables 5. Il reconnaît toutefois, pour le rendement, le danger d’une concentration exces” sive, l'homme riche étant peu disposé au travail, — et l’on sent icil'influence de son ami et modèle Verri, qui donne comme stimulant exclusif de l’activité humaine le besoin et la douleurf.

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