IV. La Monnaie. — Verri* et Beccaria s'occupèrent encore
‘1. Voilà pourquoi il préconisait l'établissement des manufactures à la campagne, où les ouvriers, possédant quelques arpents de terre, pourraient en même temps cultiver leur enclos (Elementi…., part III, chap. III, $ xxVirt) (CUSTODIT, ibid., p. 321). ,
2. Elementi…., part. IV, chap. IX, $ Lv (CusroDI, p. m., tom. XIL, p. 164, princip.). C'est le contre-pied de l’idée énoncée par Verri, et que nous âvons déjà signalée (supra, p. 34 et note 4).
3. «II lavoro degli uomini non vi sarebbe se non vi fossero cose da lavorare, ne le cose da lavorare vi sarebbero se la terra non le producesse » (Elementi.…., part. I, chap. I, $ x) (CUSTOPI, p. m: tom. XI, p. 29). — Cf. encore $ x11, in fine (ibid., p. 32). — Ce qu'il appelle la « coltura pastorale» serait une branche importante de l'Économie publique (Elementi…., part. II, chap. VII, $$ Lxxx à LxxxIv) (CUSTODI, ibid., p. 242 a251):
4. Aussi, après avoir indiqué les obstacles qui nuisent à son développement, il signale longuement les remèdes à employer (Elementi.…., part. II, chap. I, $$ vi à x1v) (Cusropi, ibid., p: 122 à 140). Il indique encore à ce sujet l'utilité des Académies (Elementi…, part. IT, chap. II, $ xxv) (Cusropi, tbid., p. 153), de l’enseignement technique, des champs d'expériences ($ xXXVII) (ibid., p. 156 et suiv). +
5. Elementi.…., part. II, chap. I, $ x (Cusropr, tbid., p. 132).
6. Meditazioni sulla Econ.polit., $1(CUSTODI, p.m., tom. XV,p.10,T1).
7. Il avait publié, à Lucques, en 1762, un Dialogue entre Phronime et Simplice sur les monnaïes, rapporté dans Cusropt (p. m., tom. XVI, p. 279 à 294), ainsi qu'une Consultation sur la réforme des monnüies
(1772) (Cusroptr, 1bid., p. 297 A 3 TE)
Fe LE MILIEU ET LE PERSONNAGE 35
de la question, milanaise au premier chef, de la monnaie. Verri la considère, non comme une pure représentation de la valeur des choses?, ou comme leur commune mesure #?, mais bien comme «la marchandise universelle » * régie, elle aussi, par la loi des échanges 5.
Beccaria $ voyait également dans la monnaie une marchandise dont la valeur intrinsèque ne devait pas être diminuée”. Il s’en entretient dans ses Leçons®, et spécialement du problième des changes”, des banques!®, du crédit public. ne semble pas cependant avoir eu du crédit une idée très nette. Déçu par l'échec de Law, il restreint le rôle de la banque émettrice à la seule émission de l’encaisse!?, méconnaissant ainsi,
1. La monnaie, en effet, était soumise à Milan à des variations déplorables. De 1603 à 1762, il n’avait pas été rendu moins de quatrevingts décrets pour maintenir la valeur légale de la monnaie d'or pendant que l’autre était falsifiée par le gouvernement lui-même afin, erreur grossière, d'empêcher l’exode de la bonne.