‹ Gianmaria Ortés: Économiste Vénitien 1713-1790Chapitre 36 sur 155 · Lett. IV à Ciani, précit. {CusrTopr, p. m., tom. XXIV · texte numérisé non relu

Lett. IV à Ciani, précit. {CusrTopr, p. m., tom. XXIV

7. Lett. XI, au même, de Venise, 20 novembre 1779 (Cusrop1, ibid., p. 364).

8. Lettre au P. Zencbi Catena (LAMPERTICO, op. cit, Append, IT, lett. ined. dell’ Ortes, p. 315).

9. Lett. in propos. della Econ. nazion., lett. XXI, à G. Cesare della Somaglia, sans date (Cusropt, tom. XLIX, suppl, p. 128).

0, Lett. XIX (Cusropi, ibid., p. 86):

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se concilier la faveur des grands pour en tirer profit . Mais il eut surtout maille à partir avec les Novellisti letterari de Milan et de Florence. Depuis la publication de son Calcul sur la valeur.des opinions, — en 1757, — si mal accueilli qu'il s'était promis de ne plus rien faire paraître jamais ?, il nourrit contre ces «petits lettrés », comme il les appelle dédaigneusement, une rancune tenace, mêlée sans doute aussi de quelque appréhension. Dans maints passages de son œuvre il la laisse éclater, et va jusqu’à leur adresser une lettre retentissante qu'il fit imprimer à la fin de son livre sur les Fidéicommis ?. Alors qu’il reçoit comme un éloge le reproche de ne pas écrire dans le goût de l’époque ‘, il s’exaspère en effet à l’idée que pour mériter l'approbation des feuilles publiques ou y colla-

1. Lett. XXI précit. (Cusropi, ibid., p. 166). Dans son opuscule sur l’{nger. del Govern. nell’Econ. nazion., il ne leur ménage pas non su ses critiques. Cf. LAMPERTICO, 0. cit., Append. V, p. 343 et suiv.

. Il écrit au sujet de cet ouvrage, en parlant du Diaisie que l’on neue éprouver à être cité comme auteur : «Ma parendomi poi questo piacere una caricatura, ne ho ritirato quasi subitô tutti gli esemplari.

e gli ho quasi tutti bruciati, con proposito di non nn scrivere né pubblicar libri.» (Lett. XXI, à Ciani, de Venise, 9 sept. 1780) (CUSTODI,

p. m., tom. XXIV, p. 390). — Ce serait donc à tort que Pecchio ne fait remonter qu'à la publication de l'Économie nationale, c’est-à-dire en 1774, l'’animosité de Ortes contre les Nouvellistes. Cf. PECCHI0, Roue dell 'Economia politica in Italia, trad. Gallois, p. 250.

Dans cette lettre, déjà citée, Ortes, ripostant du tac au tac, DPoRA à trois objections de ses adversaires :

a) Il ne tiendrait compte que de ses idées personnelles, qui ne cadrent pas toujours avec celles des autres auteurs : voilà pourquoi, rétorque-t-il, je ne veux pas publier mes ouvrages (CUSTODI, p. m., tom. XXV LL, p. 396).

b) Sontraité des Fidéicommis n'aurait pas été compris du plus grand nombre : il ne leur était pas destiné, répond-il, et ceux pour lesquels il fut écrit l’ont parfaitement compris (2bid., p. 397).

c) Il ne-ferait état que de sa propre raison : protestant Contre ce reproche, il dit ne citer ni la sienne ni celle des auteurs les plus connus, mais se baser uniquement sur l'expérience (ibid.).

4. Annotaz. degli Errori popol.…, annotaz. IV (Cusropi, Drm tome XX VD. 256) 0 ‘

borer, il faille aduler les souverains, les grands, adopter les théories à la mode, ce qui n’est pas du tout son fait 1. Que l’on ne s'étonne pas, alors, s’il supporte malaisément d’être critiqué, ridiculisé même, parce qu’il tente de sortir de l’ornière, ou se refuse de rien accepter comme vérité intangible, par cela seul que tout le monde l’admet. Or, à ce point de vue, les Nouvellistes, à son avis, donnaient un exemple déplo. rable et ne méritaient aucune confiance ?, inspirés et dirigés qu'ils étaient par la crédulité commune, l'intérêt personnel Et toutes choses évidemment mesquines pour lui dont le seul: but, absolument désintéressé, est d'apporter quelque soulagement aux souffrances humaines {.

Sévère pour les autres, Ortes devait s'attendre à être traité avec une égale sévérité. Et, de fait, à l'exception de ses familiers, on le jugea toujours avec rudesse. Les critiques qu’on lui adressait, au surplus, semblent bien plutôt dictées par l’animosité personnelle de ses détracteurs qu'inspirées par le souci d’une discussion impartiale et éclairée. Les épithètes désobligeantes ne lui furent pas plus ménagées qu'il ne les ménagea aux autres: tantôt on le qualifie d’extravagant, tantôt de contradictoire, — ce qui est souvent d’ailleurs

1. «Si sa che chi pubblica Novelle Letterarie dee adottare la letteratura ch’è più in corso, dee mostrarsi unito ai letterati di gran riputazione e dee adulare i sovrani fino a chiamarli filosof... La mia letteratura à da questa diversa...», (Lett. LI, à Ciani, de Dolo, 9 juin 1786) (Cusroni, p. m., tom. XXIV, p. 460).—- Voir encore ce qu'il dit dans ses Annotaz. degli Eyrori popol…., annotaz. I (Cusronr p. m., tom. XXV, p. 239). |

2. Lett. XLIV, à Ciani, précit. (Cusropr, p. m., tom. XXIV, p. 446). : M

3. Lett. X, à Ciani, de Venise, 18 septembre 1779 (Cusropi, ibid.

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