Supra, B, p. 70, in fine, 71, princip., et note
6. 1766. — Cf. encore LAMPERTICO, 0p. cit., p. 40, 2n fine, Et 41. — On peut voir à la Marciana de nombreux manuscrits de Ortes touchant la physique. Signalons que dès avant 1789 il avait envoyé un mémoire pour être lu à Bologne.
02 GIAMMARIA ORTES
Musique. — Comme tout Vénitien, Ortes fut passionnément épris de musique. Il était d’ailleurs naturellement doué, il s'en vante, et avoue même que s’il avait dû travailler pour vivre, il se serait adonné à la musique de préférence au droit 1.
Il transcrivit la Logometrica musica, où Traité des intervalles musicaux, de son maître Guido Grandi. C’est lui encore qui écrivait à un ami de Rome : « Vous devriez suggérer aux Romains. de se dépouiller du préjugé de n’avoir pas de femmes qui chantent dans les théâtres: parlez-en au Pape à la première occasion ?. » Adolfo Hasse était son ami, et lui recommandait Mozart enfant, venu à Venise avec son père.
Mais à côté de la musique, il y a le théâtre, la poésie théâtrale ?, les « drammi per musica» ou opéras. A peine évadé de son monastère, Ortes se rend au spectacle, aux fêtes, aux redoutes. Mais le plaisir qu’il y prend ne tarde pas à ne plus le satisfaire. Il rêve d’être autre chose qu'un spectateur passif, et il écrit bientôt ses Réflexions sur les drames en musique 4.
Poésie. — De la musique à la-poésie il n’y a guère et Ortes franchit le pas. Dès l’enfance, il avait du resté manifesté un goût très vif pour la poésie : « Les vers de Marini et de Zappi, écrit-il *, furent les premiers livres que je lus avec délices. » Mais de tous ses essais, ce dernier fut de beaucoup le moins heureux. Malgré son esprit d'indépendance il ne sut pas en effet
1. « Non so s’ella sappia ch'io son mezzo MmusICo, e se avessi dovuto procurarmi il vitto con qualche mestiero, credo che quel della musica sarebbe stato il mio o almen lo avrei preferito a quel delle leggi. » (Lett. XVIII, précit., à Ciani) (Cusropt, p. m., tom. XXIV, p. 384).