‹ Gianmaria Ortés: Économiste Vénitien 1713-1790Chapitre 61 sur 155 · Diario, fragm. rapporté dans LAMPERTIco, OPICIT ES PA · texte numérisé non relu

Diario, fragm. rapporté dans LAMPERTIco, OPICIT ES PA

suffisamment S’affranchir du goût de son époque, tout d’afféterie, de conventionnel, si différent de sa nature propre.

. Ses vers, parfois étranges, sont d’une langue rude; d’un style hérissé. Son cerveau, merveilleusement équilibré, de mathématicien raisonneur, était évidemment plus apte à résoudre un difficile problème de géométrie ou d’algèbre qu’à cadencer un sonnet. D’après lui, le poète doit avoir une grande imagination jointe à peu d'intelligence t; s’il en est vraiment ainsi, ses poésies sont une preuve nouvelle que, d'imagination très modeste, 1l réalisait le type contraire du philosophe ?, ce qui, de toute évidence, lui devait paraître infiniment préférable. Algarotti, au reste prodigue d’éloges, ne lui ménageait cependant pas les encouragements * et il l’appelait «insatisfaisable », quand il se disait mécontent de ses efforts.

L'œuvre poétique de Ortes ne fut d’ailleurs ni abondante ni originale 4 Imprégnée de cette poésie philosophique que Pope, en Angleterre, avait mise à la mode, et qui comptait de nombreux et fervents admirateurs en Italie, il traduisit le célèbre Essai sur l’homme, tentative qui lui valut maintes critiques, notamment de Giuseppe Toaldo 5. Il écri-

1. Delle scienze utili e delle dilett…, chap. XIV (Cusropi, p. m., tom. XXIV, p. 205).

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