‹ Gianmaria Ortés: Économiste Vénitien 1713-1790Chapitre 7 sur 155 · Chap. VIII (ibid., p. 124 et suiv · texte numérisé non relu

Chap. VIII (ibid., p. 124 et suiv

6. GENOVESI, Lez. di Econ. civ., part. I, chap. V (Cusropt, p. m. tom. VII, p. 122 et suiv.).,

7. Cette Arithmétique politique n’a rien de commun avec ce qu’entendait William \Petty dans son ouvrage Arithmétique politique, et qui n’est autre qu’un premier essai systématique de statistique.

8. Parmi les maux physiques qu'il énumère (Lez. di Econ. civ., part. I, chap. V, $ iv) (Cusropt, tbid., p. 124 et 125 5), il cite là variole, déplore l'absence d’un remède efficace contre cette maladie ($ vi) (tbid., p. 126, 127), parle de vaccino-inoculation ($ vii) (ib2d., P. 127); il mentionne encore la syphilis ($ IX) (2bid., p. 130 et 131) et traite de la réglementation de la prostitution ($ x) (1bid., p. 132 et note 1).

9. Et Genovesi les indique $S XVIII, XIX, XX, XXI, XXII, XXIIT (2bid., p. 145 à 152).

ce sera le célibat ou la conquête par les armes de débouchés nouveaux!. Genovesi partage à ce point dé vue l'opinion de Thomas Morus qui légitimait toute guerre ayant pour objet l'expansion ethnique. |

B. RICHESSE NATIONALE. — Si à Naples les Économistes étaient d'accord pour placer dans le travail? — |’ «onesta fatica » dont parle Genovesi , — et non point dans les métaux précieux *, la source de la richesse nationale, les avis diver-* geaient sur les modes d'activité les plus propres à la procurer. En général, on voyait dans le commerce — les souvenirs casuistiques du x1r1* siècle contre le négoce ayant dès longtemps disparu — la cause effective de toute prospérité.

I. Le Commerce. — Genovesi, qui peut être classé dans l'école protectionniste plutôt que parmi les mercantilistes __ çar il tend à favoriser l’industrie nationale en s’opposant. à l’entrée des produits étrangers Ÿ, — qualifiait le commerce de «ressort de toutes les forces productives de richesse et de grandeur du corps politique » 6, D’après lui, l’objet du com-

1. GENOVESI verrait même là un droit naturel, $ xxx (ibid., p.159).

2. FILANGIERI, Delle leggi polit. ed eron., chap. IX (CuSTODI, p. m:; tom. XXXII, p. 133). Û

3. Lez. di Econ. civ., part. II, chap. VIII, $ 1 (CUSTODI, p. m,, tom. IX, p. 9).

4. GALIANI, Della moneta, lv. II, chap. IV (Cusropr, p. m., tom. TT, p. 220); liv. IV, chap. II (Cusropt, p. m., tom. IV, p. 170). — GENOvesi, Lez. di Econ. civ., part. II, chap. VIII, $ vin (CUSTODI, p. m. tom. IX, p. 17). L

3. Cf. par exemple Lez. di Econ. civ., part. I, chap. XV, $ xvITF (Cusropt, p. m., tom. VIII, p. 31); $xix (ibid., p.32); chap. XVII, $ 11 (2bid., p. 62); chap. XX, $un (ibid, p. 130); S IV (2bid:,p:132); $ xt (ibid. p.141); 8 xIII (2bid.,.p. 142); 8 x1v (2bid.); Sxv (1bid., p. 143); $ xvI (tbid., p. 144)-

6. Lez. di Econ. civ., part. I, chap. XVI, $ 11 (CUSTODI, ibid., p. 39); voir encore chap. XVII, $ 1 (ibid., p. 61).

LE MILIEU ET LE PERSONNAGE i?

merce serait l'échange du superflu contre le nécessaire 1. et

de ce principe il tire des conséquences nombreuses, notamment au point de vue de l'acquisition des richesses, de la subsistance ?, de la puissance nationale ?. Il se déclare païtisan de la libre circulation # et s'élève contre la prétendue déchéance de la noblesse commerçante 5.

Filangieri reconnaît également l'utilité incontestable du commerce. Il préconise l’abolition des douanes, ce «tonneau des Danaïdes », qui nuisent à son développement f, et critique la législation défectueuse, cause de faillites fréquentes ?. Contrairement à Genovesi, qui est un partisan déterminé de l’étatisme$, il blâme l’ingérence du gouvernement dans les affaires commerciales Ÿ, — ce qui ne l'empêche pas d’ailleurs

T0Leridr Econ. civ., part. I, chap. APE $ v (Cusropt, 1bid.,

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