Cf. LAMPERTICO, 0p. cit, p
3. Cf. par exemple Econ. naz., liv. III, chap. IT (Cusropi, p. m., tom. XXI, p. 222}, et les chapitres suivants, où il expose exclusivement des faits.
4. « Tutto quel che si fa, si faccia con ragion sufficiente... » (Econ. nazion., Disc. prelim., IV) (CUSroDI, p. m., tom. XXI, p. 9).
LE MILIEU ET LÉ PERSONNAGE fr3 mie appliquée différente de l'Économie rationnelle par lui exposée.
Ortes nous apparaît donc comme trop pénétré de cet esprit de Système, à juste raison critiqué par Necker. La méthode scientifique n’est pas tout ; il a eu le tort d’en exagérer l’application, d'oublier que la pratique est aussi quelque chose, et qu'à côté de la Science il doit y avoir ce qu’au xvirte siècle on appelait l'Art. L'art et la science, bien loin de s'opposer l’un à l’autre, se complètent au contraire mutuellement, et l'œuvre de Ortes, rigoureusement logique en elle-même, est artificielle parce que, précisément, il n’a tenu aucun compte de la pratique économique. Tout à l’idée de science et de réaction contre l’amoncellement de faits excessif et désordonné qui est la caractéristique des auteurs vénitiens de son époque, il tombe dans le défaut opposé, reste par trop absorbé par les données abstraites, la spéculation pure. Il n’a vu que le problème scientifique en soi et c’est là, d’évidence, une erreur : incontestable.