‹ Gianmaria Ortés: Économiste Vénitien 1713-1790Chapitre 75 sur 155 · Econ. nazion., Liv. I, chap. IIT (Cusropi, tbid., p · texte numérisé non relu

Econ. nazion., Liv. I, chap. IIT (Cusropi, tbid., p

2. Sous ce terme Ortes comprend ceux qui tirent de la terre les objets de première nécessité pour la vie (mineurs, pêcheurs, pasteurs, Chasseurs, etc.) (2ba2:\ pus Tr).

3. Ortes range les nobles dans la classe des agriculteurs, des négo- Ciants ou des administrateurs. — Ori lui reprocha (Æfemeridi lettevarie di Roma, 6 mai 1775, p. 143, col. 2) de mettre au nombre des administrateurs les ministres de la religion et les soldats. Il a réfuté cette critique dans ses Annotazioni degli Errori popol., annotaz. IT (CUSTODI, p. m.; tom. XXV, p. 247).

4. Dei Fidecommessi, liv.T, chap. XVI (Cusront, p. m., tom. XXVII. P'A123)" Le 5. Pour un tiers, en effet (Econ. nazion., liv. I, chap. VII) (Cus- TODI, p. m., tom. XXI, p. 62), il ne saurait y avoir d'activité réelle,

sont stimulés par la nécessité de pourvoir à leur subsistance !. C’est un fait patent, en effet, que l’homme ne travaille pas Spontanément, le labeur impliquant une certaine peine ?,: -Variant en raison directe de la contrainte et en raison inverse de la liberté. Ce serait ce besoin — comme le dit Aristote et après lui Buridan — qui constituerait l'élément de la valeur, les choses ne valant.en elles-mêmes que par le besoin que nous én avons.

Le besoin est donc la cause, la raison suffisante de l’activité. Mais cet aiguillon n'est pas le besoin naturel et particulier de chacun ?, c’est le besoin que l’on se crée soi-même, une

à cause de l’âge (chap. IV) (ibid, p. 54), du sexe (chap. V) (2bid., p.57 et Suiv.) ou de la maladie (chap. VI) (4bid., p. 59 et suiv.). — On avait fait remarquer à Ortes (Efem. letter. di Roma) (Annotaz. degli Errori popolari, annotaz. II) (Cusropr, p. m., tom. XXV, p. 248, principio) que cette proportion semblait pouvoir être diminuée si on tirait un meilleur parti de l’activité restreinte des femmes et des enfants. Ortes

réfuta l'argument en disant que ce serait nuire à l’activité normale des occupés valides.

1. Econ. nazion., liv. I, chap. VIII (Custopir, p. m., tom. XXI, p. 66). Cf. encore Lett. in propos. della Econ. nazion., lett. IL, précit. (Cusropt, p. m., tom. XXII, p. 42, princip.). « Les Hollandais, dit-il, sont les plus actifs de l'Europe, mais aussi les plus pauvres. » (Lett. à Marco Lastri) (LAMPERTICO, op. cit., Append. IT, Lett. inéd. dell’Ortes, p. 309). — Dans une de ses lettres au P. Zenobi Cateni (LAMPER- ICO Nbr pesr2) til ÉCRIT EN. la maggior attività delle nazioni

: non & tanto effetto delle grandi ricchezze in alcuni, quanto della gran povertà negli altri. » Et il conclut que les vestiges du passé, que l’on considère comme des restes de la grandeur antique, sont bien plutôt les témoignages des misères affreuses supportées.

2. Lett. in propos. della Econ. nazion., lett. IT précit. (CUSTODI, p. m. tom. XXIII, p. 42). C’est exactement l'idée exprimée par Verri et Beccaria (part. I, chap. I, $ 11, 2, supra, P. 34 et note 6). Comme le remarque très justement M. Gide (Principes d'Economie politique, lv. I, chap. Il, 4, p. 108), ce fait est d’une importance capitale en Économie politique.

3. Par besoin, Ortes entend ce qui est utile pour la subsistance, la prospérité, la santé, et non ce qui à trait au confort, à la volupté, au caprice. (Econ. nazion., liv. IT, chap XNXTEMICUSTOPIEAD EE, tom. XXI, p: 213).

120 À GIAMMARIA ORTES

sorte de besoin de destination !, dont la satisfaction exigera un superflu, bientôt devenu, par accoutumance, une nécessité. Cette activité, au reste, sera régie par une loi fondamentale : chacun donnera aux autres l'équivalent de ce qu’il en aura reçu ?, équivalence qui ne s’inférera pas tant de la nécessité réelle ou de la quantité des biens que de la convenance, de la qualité de ces biens, ou encore de l'opinion commune de cette nécessité ou de cette convenance #. C’est cette qualification des biens qui, comme dans l’île, facilitera la répartition. Les occupations, en effet, — exception faite pour l’agriculture, — comportant une adaptation meilleure des produits aux besoins #, permettront sur le même objet diverses manipulations ou transformations, —— limitées il est Vrar ét donneront ainsi des droits aux'produits que le possesseur de la matière première était le seul à pouvoir revendiquer à

1. Econ. nazion., Liv. IV, chap. V (Cusropt, p. m., tom. XXII, p. 28).

2. «Questa legge. fondamentale e primaria di tutte le occupazioni permutate io dico esser questa, di dover tanto uno retribuire all’altro del proprio ufficio quanto da questo all’altro ne sia attribuito del su... » (Econ. nazion., liv. 1, chap. IX (CUSTODI, p. m., tom. XXI, p. 68.) Il tire de cette règle une conséquence au moins curieuse en ce qui concerne les rentes nationales communes, qui ne pourraient, dit-il, être en excès dans une occupation particulière quelconque sans provoquer, par suite de cette concordance réciproque, dans toutes les autres occupations un excès égal à celui manifesté dans une branche déterminée de l’activité humaine. (Econ. nazion:, liv. V, chap. XVI) (CUSTODI, p. m., tom. XXII, p: 225, in fine, et 226).

3. Ce sera la raison des échanges.’ « Per la qual cosa poträ.. un sacco di grano permutarsi con un frusto di legno intagliato o l’opera di un agricultore di un mese permutarsi con quella di uno scultore di un giorno...» (ÆEcon. nazion., liv. I, Chap. IX) (Cusropi, p. m., tom. XXI, p. 69). :

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