Du nécessaire et du superflu
‘Dans une de ses lettres sur l'Économie nationale“, Ortes explique pourquoi cette «vérité élémentaire» n'est pas
1, Econ. nazion.,. Disc. prelim., IV (Cusropi, p. m., tom. XXI, p. 10 et 11); liv. IV, chap. VI (Cusropi, p. m., tom. XXII, p. 33 et suiv.).
2. Leit. in propos. della Econ. nazion.,lett. VIT, à Antonio Durazzini, 200a0ut m7 CUSTOPL pm .-tom. XXII Dper7 7 /etNsuiv.).—— Lett. à Filippo Neri (LAMPERTICO, op. cit., Append. II, Lett. ined. dell'Ortes, p. 295, 300); lett. au P. Zenobi Cateni (2bid., p.311, èn fine; 312, princip.); lett. à Giuseppe Toaldo (ib1d., p. 320).
.3. Errori popolari…, axiom. III (Cusropr. p. m., tom. XXV, p. 78 et suiv.); axiom. IV, tr (1bid., p. 108).
4. Dei Fidesommessi, iv. I, chap. II (CusroDi, p. m., tom. XXVII, p. 28); liv. I], chap. XIV (ibid. p. 280).
5. Inger. del Govern. nell Econ.nazion. (LAMPERTICO, 0p. cit., p. 347).
” Cf. sect. IL, 2, 2nfra, p. 155, note 2.
. Econ. nazion., lv. IV, chap. VIT (Cusront, p. m:, tom. XXII, P. 28 ét suiv.):— on sect. III, $ 111, 2, infra, p. 179, note 4. — Ole. pour expliquer ce principe d’ équivalence internationale, donne l’exemple de deux vases inégaux mais pleins l’un et l’autre, qui, malgré leur différence de capacité, sont l’un et l’autre également pourvus. (Lett. au P. Zenobi Cateni, précit.) (LAMPERTICO, 0p. cit., P. 312). -8. Lett. in propos. della Econ. nazion., lett. VIT, précit. (CusropDI, pm tom XXII -Dm078).
admise. On a tort, dit-il, de confondre le particulier et l’universel, de ne pas distinguer l’économie particulière de l’économie commune !. C’est en effet une des caractéristiques de Ortes de signaler la distinction, à son avis capitale, entre le particulier et le commun ?, et l'intérêt qui s'attache à envisager’tous les problèmes à ce dernier point de vue *.
Or, quand on parle d'économie particulière, les termes «biens», «nécessaire », «superflu» ne peuvent guère avoir qu’une valeur indéterminée. Quand il s’agit d'économie commune, au contraire, agrégat des économies particulières, 1l ne saurait plus ÿ avoir d’indétermination. Le sens même des expressions varie : par «biens », il faudra entendre tout ce qui peut actuellement servir à la subsistance de l'homme; par «nécessaire », une quantité déterminée de ces biens suffisante pour suppléer, indifféremment,*aux besoins généraux. de la nation; par «superflu», ce qui peut être particulière- © ment possédé en vue de la consommation d’autrui ‘. Mais en - économie le nécessaire seul compte, le superflu n'étant en définitive que du nécessaire puisque constitué par une partie de l'indispensable à la vie de certains qui le devront obtenir du détenteur *.
1. C’est ce qu'il dit encore dans ses Eyrori popolari…., axiom. III, 2 (Cusropt, p. m., tom. XXV, p. 85); voir également la lettre précit. à Giuseppe Toaldo (LAMPERTICO, op. cit., Append. II, p. 321).
2. Voir part. I, chap. Il, $ 1x, B, 1, supra, p. 104. Cette tendance, il la manifeste en dehors même du domaine économique. C’est ainsi que dans son ouvrage sur les Sciences utiles et agréables il soutient la même théorie quant au bonheur, et déclare que la véritable félicité humaine ne peut être que la félicité commune, le bonheur-particulier n'étant qu'imaginaire. (Delle Scienze utili e delle dilett.…, chap. XX, XXI, XXII) (Cusropi, p. m., tom. XXIV, p. 237 et suiv.).
3. Cf. lett. à Filippo Neri, précit. (LAMPERTICO, op. cit., Append. III,
4. Lett. in propos. della Econ. nazion., lett. VII, précit. (Cusropr, : p. m., tom. XXIII, p. 190).