‹ Gianmaria Ortés: Économiste Vénitien 1713-1790Chapitre 87 sur 155 · Voir sect. II, infra, p · texte numérisé non relu

Voir sect. II, infra, p

SPart. L'chap:Jl/SuIr1B,3, supra, \p: 110,

{44 GIAMMARIA ORTES

opprimés, de voir dans l’Interventionnisme un palliatif parfois utile à la trop grande inégalité de répartition des richesses. Car Ortes fut nettement hostile à l'intervention du Principat, différant en cela de Genovesi , pour se rapprocher de Filangieri? avec lequel il reconnaît cependant que le gouvernement peut, à l’occasion, intervenir utilement ?.

Son parti pris de repousser toute ingérence gouvernementale en économie est tel qu'il réduit, nous l’avons vu, le Principat à un rôle quasi inerte. C’est dans cet esprit qu'il publia son traité de l’Ingérence du Gouvernement dans l'Économie nationale.

Ortes part du principe, à diverses reprises énoncé ‘, que les richesses réelles sont rigoureusemènt adéquates aux besoins de la population. Or l'influence du gouvernement, qui pourrait, il le reconnaît, — et le détail est à noter, — présenter de l'utilité, ne manque pas de dégénérer en dommage évident. Au lieu, en effet, de s’en tenir à la seule protection des intérêts communs, le gouvernement tend trop à ne viser qu'un petit nombre d'intérêts déterminés, méconnaissant son rôle strict qui est uniquement de protéger les activités. particulières contre les empiétements nuisibles et excessifs d’autres activités particulières ©.

. Part. I, chap. I, $ 11, 1, supra, p.17, note 8. . SUPYA, P. 17, noté 9.

3. Sect. IL, 7, infra, p. 154 et note 3. Nes avons vu déjà, du reste, que Ortes, pour critiquer le Principat, n’en reconnaissait pas moins son Date (part. [, chap. IT, Su, C, supra, p. 86 et suiv.).—Cf. encore Econ. nazion., Disc. prelim., IX (CuSropt, p. m., tom. OA P. 24 à 28); Riflessioni sulla Popolaz., chap. VI (CÜSroDI, p. m., tom. XXIV, p- 46 et suiv.).

Page 1