‹ GilBlas operacomique en cinq actesChapitre 45 sur 92 · SCÈNE IY · texte numérisé non relu

SCÈNE IY

LAURE, seule.

Et maintenant, vite à mon rôle! (Minaudant devant une glace.) Je crois que ce jeune seigneur n’aura pas à se plaindre de trouver la soubrette sous les atours de la grande dame.

couplets .

N’ai-je pas comme ma maîtresse Un pied leste et cambré Dans un b.is bien tiré;

Un cœur altéré de tendresse,

Et des yeuz noirs et dout,

Qui disent : M’aimez-vous?

Si je suis jeune et belle,

Si j’ai quelques appas.

Je puis plaire comme elle :

Pourquoi pas?

Ajoutons un peu de parure A ces attraits charmants,

Dédaignés des amants ;

Et l’art aidant la nature,

Tous les cœurs en émoi Vont soupirer pour moi!

Si je suis jeune et belle.

Si j’ai quelques appas.

On peut m'aimer comme elle :

Pourquoi pas ?

(Allant écouter à la porte de l’escalier dérobé.) Le Voici» (Elle entre vivement dans la chambre de droite.)

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