‹ GilBlas operacomique en cinq actesChapitre 5 sur 92 · ACTE i · texte numérisé non relu

ACTE i

Marche gaiment jour et nuit !

Ma mère est bonne Castillane,

Et j’ai pour père un honnête écuyer.

Qu’on nomme Blas de Santiliane.

Mon oncle Gil Perei crut bon de m’envoyer Chez le fameux docteur Godinez, qui se pique D'euseigner aux enfants le grec et la logique.

Je profitai si bien de ses leçons,

Que mon oncle, un matin, me dit : a Quand les garçons Ont appris ce qu’il faut, et passé certain âge,

Ils font bien de courir le monde. » — Et bon voyage!

Me voilà sur la route avec. quelques écus;

Je pars, et, depuis lors, on ne me revit plus.

Allons, Gil-Blas, vite en campagne.

Libre, content.

Et bien portant.

Parcours d’un pied léger le beau pays d’E c pagne ;

Le plaisir te sourit, la fortune t’attend!

En vrai coureur d’aventures.

Suis le dieu qui te conduit; »

Du temps bravant les injures,

Marche gaiment jour et nuit!

Mais j’entends un bruit de voix par là!.. Diable!., ne nous montrons pas avant de savoir chez qui nous sommes... (n se

cache derrière un rocher.—* Domingo, chargé de bouteilles et la lanterne à la main, sort de la cave suivi de Léonarde.)

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