SCÈNE IV
LÉONARDE, DOMINGO, GIL-BLAS, caché.
GIL-BLAS, à part.
Voilà d’étranges ügures !..
LÉONARDE, poussant un fagot dans la cheminée.
Pose là ton panier et aide-moi à allumer le feu. ,
GIL-BLAS, à part.
Joli COUple 1 .. (Domingo s’accroupit pour souffler le feu.)
LÉONARDE, préparant une broche.
Ah! malheureuse que je suis!., faut-il que le ciel m’ait condamnée à ütiir mes jours dans une caverne de voleurs!..
GIL-BLAS, à part.
Hein ! — Que parle-t-elle de voleurs?
LÉONARDE
Écoute, Domingo, j’ai une conlidence à te faire : Si tu veux, nous nous entendrons pour voler les voleurs.— Je sais où le capitaine cache son argent... Nous nous emparerons du magot... et nous gagnerons la ville prochaine. — Là, nous avertissons la police, on cerne le souterrain... les brigands sont pris et pendus, et nous finissons gaiement nos jours dans l'oisiveté
et l'opulence!.. Qu’en dis-tu? (Domingo gambade tout joyeux.) Chut!.. OU vient!.. (Entre un brigand. — Musique a l’orchestre jusqu’au finale.) C’est toi, Spudillo?.. Eh bien, quelles nouvelles?.. (Elle cause arec Spaditlo.)
Diable ! voici les autres !
LÉON AUDE
Un carrosse arrêté sur la grande route N. Le cocher s’est enfui avec les mules!.. Une jeune fille seule... qu’on apporte évanouie...
GII.-BLAS.
Que disent-ils? •
LÉONARDE
Avec une cassette pleine de bijoux!.. Bien, très-bien!., je les entends!
■ - gil-blas. 1
Impossible de fuir! (Les brigands se précipitent en seine. 7— L’un d’eux tient à 1a main une cassette ouverte.) ’ __