Epilogue, i2i
Je pourrais être digne, inspirer à ma bonne^ Vieille au tablier blanc, un respect sans égal. Oui^ mais rimer des vers ainsi que Ratisbonne, C'est à vous j aire fuir jusques au Sénégal.
Et puis je veux encor lire la Joie écrite Dans l'univers^ au mois enchanté des aveux. Je SUIS trop jeune pour devenir hypocrite^ Je n'ai pas l'âge où l'on fait rougir ses cheveux.
Je pourrais^ 6 bourgeois! gardant une attitude Noble, épouser ta Jille et te rendre... Dandin, Et tu m'injligerais deux ans d'ingratitude, Comme Régnier dans les drames de Girardm.
Et tu te draperais dans ton rôle sublime! Non, non ! si Je te fais cocu, tu le seras Suivant toutes les lois de l'ancien Jeu, sans frime. Content, épanoui, grotesque, et tu riras!
Et ces chants cascadeurs et fous où Je ni amuse Seront bientôt suivis d'autres, en vérité! Le docteur Desfossej, en auscultant ma Muse, Est resté stupéfait de sa forte santé !
Donc, adieu les honneurs ! Je vais sous les charmilles Où résonnent, mêlés au chant des violons. Les propos amoureux et gais des belles filles Sans bonnet pour couvrir leurs cheveux noirs ou blonds!
Insoucieux et libre, et contant mes poëmes A l'oiseau des forêts, à la Jîeur des buissons, Me plongeant plus avant dans les franches bohèmes, Où. l'on ne connaît pas l'odeur des trahisons,
Heureux, avec l'unique et seul désir dans l'âme De vivre indépendant , loin des Rogat sournois, Je pars, sur que jamais , si la foule m'acclame. Elle ne dira : « Tiens! c'est le beau Duvernois ! »
Beaumesnil, août 1870.
*tsS