‹ Gillette de Narbonne; opéra-comique en trois actes. Paroles de Henri Chivot et Alfred DuruChapitre 49 sur 100 · TRIO · texte numérisé non relu

TRIO

ROGER, prenant la main de Rosita à droite.

Voyez quelle tournure aimable !

Voyez quelle charmante main !

OLIVIER, prenant la main de Rosita à gauche.

Elle est simplement adorable 1 Et plus douce que du satin.

ROGER, passant ses bras autour de la taille de Rosita.

La taille est pleine de souplesse, En ses doigts on veut la saisir !

OLIVIER, même jeu de l'autre côté.

Elle est divine, et je la presse Tout comme vous avec plaisir !

ROSITA, les repov.ôsant.

Ah ! messieurs, laissez-moi, de grâce, Vous êtes bien audacieux 1

ROGER, à Olivier.

De trop près vous suivez ma trace...

OLIVIEE.

J'imite et je fais de mon mieux 1

ENSEMBLE

OLIVIER

Afin de m'instruire vite Je me mets à l'unisson, Et je crois que je profite De cette aimable leçon...

ROGER

Voyez comme il s'en acquitte Diantre soit de ce garçon 1 Par la mordious! il profite Beaucoup trop de ma leçon.

ROSITA

Deux contre moi, beau mérite I Quel amour à l'unisson !

Mais tous deux ils vont si vite Qu'ils m'en donnent le frisson !

ROSITA

Vous êtes tous deux d'humeur tendre, Mais j'en suis bien contrariée, Messieursje ne puis vous entendre, Car hélas ! je suis mariée !

ROGER et OLIVIER.

Eh quoi ! vous êtes mariée !

ROGER

Est-ce un mari jeune et bien fait ?

OLIVIER

Cet époux est ce qu'il vous plaît ?

Non pas, car il est vieux et laid ; Il est sot, jaloux et maussade.

ROGER

Ah ! quel admirable portrait l

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