TRIO
ROGER, prenant la main de Rosita à droite.
Voyez quelle tournure aimable !
Voyez quelle charmante main !
OLIVIER, prenant la main de Rosita à gauche.
Elle est simplement adorable 1 Et plus douce que du satin.
ROGER, passant ses bras autour de la taille de Rosita.
La taille est pleine de souplesse, En ses doigts on veut la saisir !
OLIVIER, même jeu de l'autre côté.
Elle est divine, et je la presse Tout comme vous avec plaisir !
ROSITA, les repov.ôsant.
Ah ! messieurs, laissez-moi, de grâce, Vous êtes bien audacieux 1
ROGER, à Olivier.
De trop près vous suivez ma trace...
OLIVIEE.
J'imite et je fais de mon mieux 1
ENSEMBLE
OLIVIER
Afin de m'instruire vite Je me mets à l'unisson, Et je crois que je profite De cette aimable leçon...
ROGER
Voyez comme il s'en acquitte Diantre soit de ce garçon 1 Par la mordious! il profite Beaucoup trop de ma leçon.
ROSITA
Deux contre moi, beau mérite I Quel amour à l'unisson !
Mais tous deux ils vont si vite Qu'ils m'en donnent le frisson !
ROSITA
Vous êtes tous deux d'humeur tendre, Mais j'en suis bien contrariée, Messieursje ne puis vous entendre, Car hélas ! je suis mariée !
ROGER et OLIVIER.
Eh quoi ! vous êtes mariée !
ROGER
Est-ce un mari jeune et bien fait ?
OLIVIER
Cet époux est ce qu'il vous plaît ?
Non pas, car il est vieux et laid ; Il est sot, jaloux et maussade.
ROGER
Ah ! quel admirable portrait l