‹ Gillette de Narbonne; opéra-comique en trois actes. Paroles de Henri Chivot et Alfred DuruChapitre 50 sur 100 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

OLIVIER

Où donc est-ii le camarade ?

110S I TA, embarrassée

il est en voyage...

ROGER

Parlait...

Entourant Rosita de ses bras.

Eh Lien, alors je le remplace!

ROSITA, les repoussant.

Eh 1 messieurs, laissez-moi de grâce !

ROGER

0 Rosita, ma toute belle, Pour moi ne soyez pas cruelle !

Je vous adore à tout jamais, Mais si la place est déjà prise, Alors parlez avec franchise :

Dites-moi que je vous déplais.

OLIVIER

Certes, oh ! oui, pas de méprise !

Parlez, dites avec franchise Que mon ami ne vous plaît pas!

Car vous en trouverez sans peine Beaucoup d'autres, ma belle reine, Qui soupirent pour vous tout bas.

ROGER, à Olivier.

Holà ! petit traître!

Que faites-vous donc ?

OLIVIER

J'imite mon maître Et dis ma leçon.

ROGER, à Rosita.

Mais non, pour prix de ma constance Et pour me rendre l'espérance,

Bien loin de tous regards jaloux, Accordez-moi, je vous en prie, A moi qui vous donne ma vie, Un joli petit rendez-vous.

OLIVIER

De mon ami calmez la flamme, Octroyez-lui ce qu'il réclame, S'il est vraiment selon vos goûts ; Mais si quelque autre a su vous plaire, C'est à lui seul qu'il faut, ma chère, Accorder ce doux rendez- vous !

ROGER, à Olivier.

Holà ! petit traître !

Que faites-vous donc?

OLILIER.

J'imite mon maître Et suis sa leçon !

ENSEMBLE

OLIVIER

Afin de m'instruire vite, Je me mets à l'unisson, Et je crois que je profite De cette aimable leçon.

ROGER

Voyez comme il s'en acquitte ) Diable soit de ce garçon !

Par la mordious ! il profite Beaucoup trop de ma leçon.

ROSITA

Deux contre moi, beau mérite] Quel amour à l'unisson 1 Mais tous deux ils vont si vite Qu'ils m'en donnent le frisson I

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