‹ Gillette de Narbonne; opéra-comique en trois actes. Paroles de Henri Chivot et Alfred DuruChapitre 68 sur 100 · ACTE DEUXIEME î · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME î

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GUIFFARDIN, pu» OLIVIER, puis ROSITA.

GRIFFARDIN, seul. Il ouvre tout à fait sa lanterne. — Jour sur le

théâtre.

Je n'ai pas pu distinguer... mais il m'a semblé reconnaître le comte Roger... lui chez ma femme!... Et moi qui venais lui demander pardon d'avoir été un peu trop brutal... Elle reçoit des galants !... finis coronat opusl... Mais comment a-t-elle pu ouvrir cette porte?... J'ai bien la clé dans ma poche, (n fouille dans sa poche.) Mais non... je ne l'ai plus!... impossible d'entrer! Ah!... tout ce qui m'arrive aujourd'hui touche au fantastique...

OLIVIER, entrant par la gauohe, avec colère.

Morbleu !... On m'a fait poser!

... GRIFFARDIN, lui mettant la lanterne sous le nez.

Mon élève !...

OLIVIER

Ah! c'est vous, maître Griffardin... Vous voyez un homme furieux...

Pas tant que moi !

olivier.

Figurez-vous que Rosita m'avait donné un rendezvous...

^^^GRIFFARDIN, sautant.

Rosita!... Qu'est-ce que vous dites?... Où ça?

OLIVIER

Au carrefour des quatre chemins... Je l'ai attendue une heure... Elle n'est pas venue !

GRIFFARDIN.

Je crois bien!... elle est là..., dans ce pavillon, enfermée a clé avec le comte Roger...

OLIVIER

Quoi, vraiment...

„ GIUFFARDIN.

Et clans ce moment-ci, ils consomment...

OLIVIER

Hein?... Quoi?

^^^-GRIFFARDIN.

Ils consomment mon déshonneur !

OLIVIER

Votre déshonneur... Rosita est donc?...

Ma femme !

OLIVIER

Votre femme !... Et vous restez là!... Vous les laissez faire !

GRIFFARDIN, avec désespoir.

Je n'ai plus la clé... Je l'ai perdue, !

OLIVIER

Il faut enfoncer la porte...

- GRIFFARDIN.

Vous avez raison... Sursum corda!... Aidez-moi et enfonçons.

ROSITA, entrant par la droite.

Il n'est pas venu... Je suis hors de moi !...

r.RTFFinniK se retournant.

Hein?... (stupéfait.) Rosita!

OLIVIER, très surpris .

Tiens !

actk DEUXIÈME o:;

__ OH I l'I V 1! DIX, montrant Ifl pavillon.

Riais alors, ce n'esl pas elle... (a Rosita.) Ce n'esl pas toi... (Trè» joyeux.) Ah! ma chérie! ma bonne petite chérie,

que je suis donc hniivux do te voii'!...

ROSITA, surprise.

Qu'est-ce qui lui prend ?

f.RIFFARDIN.

Laisse-moi te presser sur mon sein... (La pressant contre lui.) Ineffable moment !

ROSITA, à part.

Il devient fou!

GRTFFARDTN.

Mais comment diable as- tu pu ouvrir la porte?... et d'où viens-tu donc, ma mignonne?...

ROSITA

D'où je viens ?... (Embarrassée.) Que lui dire ?

A ce moment on entend une grande clameur au dehors et des coups de feu.

^^GRIFFARDIN, sautant en l'air.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

OLIVIER

Eh parbleu !... c'est l'ennemi qui nous attaque...

ROSITA

Ah ! mon Dieu !

Elle rentre effrayée dans l'auberge — GRIFFARDIN.

Allons, bon!... Il ne manquait plus que ça...

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